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September 06 15 kms du Perreux : 4emeVu comme ça , on pourrait envisager une amertume péniblement dissimulée, une déception certaine après les deux dernières victoires consécutives sur le tracé du 21 kms ( ok , c'est pas la même distance donc pas la même course ..) mais là , lecteur assidu , y'a pas de regrets à avoir , on pouvait pas aller plus vite que la musique . L'explication de texte ...
Nous voici au rendez-vous de ce début septembre, la rentrée des classes pour les habitués du macadam val de marnais . Le mollet est bien doré et l'envie de refouler le bitume est bien là . Y'a du monde aujourd'hui , dis donc , le Cyr qui signe son retour sur le bitume ( événement !!) , Sylvain et Isa, et le carlito qui doit se terrer comme un furet sur la ligne de départ ( pas vu ). Bon deja faut annoncer la ptite particularité du jour , les départs du 7,6 km et du 15 km sont couplés. Ca va forcément partir sur un rythme de barge, on s'y attend ,c'est deja ça . Eh ! , booom , c'est parti , pas le temps d'ajuster le lacet 4/5 fois et remettre le slip comme il faut une dizaine de fois ( les Toc du coureur) , ca part sur un vrai sprint sur les premiers kilos , ca avoine comme jamais , j'ai mis le curseur un peu haut ,ok , y'a le titre a defendre et puis il y a aussi le grand pere qui est au taquet : "Ok , 2 eme au cul d'Enfer c'est bien mais au perreux c'est premier !!! "
Argh,si c'est pas de la pression , ça ... je m'y connais pas !
On part donc sur du 3'15 / 3'20 sur la première partie de course , je vais exploser ,c'est pas possible !!! Faut pas brusquer la vieille carne ... je serre les dents mais sens bien que ca va craquer, le souffle est hyper court , la forme moyenne et la jambe flasque . Un petit groupe se détache , deux fusées bien racées , à la foulée propre et bondissante, se détachent . Alors que j'ecrase mon vieux cuissot sur le bitume , je vois s'envoler les gazelles puis deux autres encore (apparemment sur le petit parcours) , je dois etre dans les 7/8 au 5eme kilo ( 16'42 !!! trop vite qu'on vous dit ... !!! ).
J'accroche le wagon coute que coute , faut pas decevoir le tifo habituel , j'arrache tout , vite fait la ptite gorgée au ravito entre deux respirations de phacochères
Y'a plus d'air en salle machine , faut envoyer de la globule fraiche mon pote, s'envoyer du stick menthol "Extra Fort", ventiler tout ça sinon ca va peter, on n'est pas à l'abris du syndrome de la cocotte minute déjointée !! Au bout de 7,6 kilos ,2/3 gars decrochent sur la droite pour boucler leur parcours de 7,6 kilod , me voila dans les 5, au jugé, on ne parle plus de podium mais vu comment je me suis arraché , faut au moins tenter un chrono référence, y'a rien de perdu !! eheh . Aller ,zou , 10 kilos ,34'06 , ca avance sérieux, et me voila revenu sur le 3eme, apparemment y'en a 1 qui s'est paumé .. nous sommes coude a coude mais je vois les limites de la mécanique se préciser et le laisse filer gentiment au km 12 , je regule alors en forcant le talent sur le finish pour boucler un bon chrono , 1 min sous le record perso de Charenton , c'est pas deguelasse !
Notre Cyr finira pas loin du top 100 et Carlos/Sylvain dans les 15 . J'ai pas vu le resultat d'ISa .. oups ...
C'est pas fini , t'es déja parti su Youtube pour founier la video ou quoi ??? La remise des prix . finalement je suis resté pour mon lot de 2eme Senior ( 2 espoirs les premiers) . Me voila reparti avec une belle bouilloire electrique "SANS FIL" qui plus est !!! Du Wifi sur la bouilloire, c'est génial , on n'arrete pas le progret ! Par contre faut pas etre regardant sur l'odeur de phtalate qui disparaitra péniblement au bout de 5/6 montées à 100 °C ..
Stats :
Distance : 15 Km
Chrono : 51'34" ( Premier en 49'55)
Moy : 17,45 km/h
Place : 4 eme / 400 ou 500 ??? August 30 Le Podium au "Cul d'Enfer" !!!Et oui ,une seconde place durement arrachée sur ce "cul" , un beau ptit trail de 22 bornes en Essonne, Mondeville . Bon , on se le cache pas , y'a 400 mde D+ , c'est roulant sur le papier . Ca démarre par un départ de chévre pour ma part ,"euh excusez moi , je peux passer ? aie , des zorties, j'vais rester derriere alors .." , du coup j'ai du mal a me faufiler comme Sylvain l'anguille pour rattraper la tete de course , et on se retrouve vite à 400 bons metres des zozos allumeurs , dans les 50 au général, pas mieux. Une vraie chevre , je vous dis ,avec un temps de réaction de pachyderme ,c'est pas gagné ..
J'entame alors la remontée des grands jours, le rythme est soutenu , les passages en sous bois sont négociés au plus juste , je force le talent aujoud'hui, le cardio prend une belle claque , mais la mecanique semble bien huilée , me revoila alors au niveau de Sylvain . Aprés quelques encouragements ,nous voila enfin dans la course , ça y est , on commence à y voir un peu plus clair , c'est le moment de chopper un bon wagon , un loulou ki assome une bonne foulée de bourrin , pas trop à l'aise en descente mais une sacrée chaudière , dur au mal , je me place au chaud derrière la loco , sans réeelement pouvoir allumer une mèche supplémentaire . On nous annonce dans les 7/8 au 10 eme kilo , quelques cotes bien raides permettent d'y voir un peu plus clair, nous progressons régulièrement pour revenir sur la tete mais la tache est ardue et le retard conséquent . La progression est propre , sans à coups , je prend alors les choses en main pour remplir le contrat psychologique conclu avec le collegue et éventuellement pour lui fausser gentiment compagnie ... eheheh ! Quel carnage pour les cuisses , chaque foulée appuyée entraine un vrai massacre pour la fibre musculaire finement tissée !! On allume , y'a pas d'autre mot , un sprint continu , sans pause , t'as pas le temps de pisser un coup ,refaire ton lacet ou déguster le 4 quarts trankilou sinon tu gicles du top 10 , les ecarts sont serrés , faut tout donner sans se poser de questions , on est dans la course !!! vient alors une longue partie plate , me voila recoller au trio de tête, ca devient serieux cousin , y'a la gloire éternelle ou bout du fil , je grignotte les deux places qui me séparent de la seconde pour me retrouver en chasse du leader , il est à vue le lascar , nous voici à une dizaine de mètre, pas plus , la ligne des 19 kilos est passée, 2 kilos et demi pour tout donner . il enchaine proprement les aspérités du trac éle lascar, rien à dire , je coince un peu sur les raidillons et manque de fraicheur , je dois le laisser filer tout en surveillant le retro, un coup de mou et c'est le podium qui s'envole . "1 kilo" qu'il me dit le gars, paisible dans son jardin, faut rien lacher , la meute est toujours a mes basques , les dents asséréées et prêts à dévorer la brebis . C'est imagé comme texte ,on en a pour son argent !! 1h24'09 , la ligne d'arrivée est passée , deuxieme place en poche, la cuisse lourde, 30 secondes aprés le vainqueur . Argh , pas loin ..
Sylvain boucle le tracé 22eme en 1h30 , le cyr en 1h56 , plutot satisfait de sa progression de reprise et Isa nous rejoint une quinzaine de minutes plus tard .
La cérémonie de remise de prix est vite balayée , on s'éternise pas pour embarquer une coupe en verre ( 48 kilos !!) et un sac Salomon . sans oublier le bon de réduction de 30 cts sur un pridit Omovaltine ! ! La classe !!!
Prochaine étape du "Fab's Quest" : Les 15 kilos du Perreux .
Stats :
August 26 Le Cul d'enfer , les 15 kilos du Perreux , la rentrée approche !! Et oui , ca approche tout ça , finie la glandouille sur les bords de marne pépère, arborant de la canne dorée et le ptit débardeur qui va bien. Faut retourner en salle machine, cousin, suer à grosses gouttes pour arracher quelques secondes sur le chrono , la voie royale de la compet est de nouveau sous nos yeux !! Ce sera d'abord un retour nostalgique sur "le cul" ce WE , un semi nature comme on dit , quelques bosses au programme et du cardio a volonté dans l'Essonne . Le Cyr et Sylvain devraient être également de la partie . Ca va chauffer sur les terrains sablonneux de Mondeville !! Suivra alors le parcours initiatique du Perreux . On s'arrête sur 15 kilos cette année , doc pas de pression rapport au titre à remettre en jeu , l'année dernière on s'étalonnait sur un semi .. c'est pas pareil !!! Eheh July 27 Ultra 6000D : L’ultra c’est fini !!Ok, ca fait 10 fois que je l’annonce, mais, là , on est obligé de se faire une raison quand même . 112 bornes et 5500 m. de D+ réels, voila le programme. C’est de l’ultra, je confirme, c’est long, quoi. De la rando qui va vite on va dire ... et une redoutable usine à me massacrer les intestins/estomac/boyaux !! C’est toujours le même problème qui me tombe sur le coin du nez , ça tient 5/6 heures et vlan , le dérèglement arrive , sournoisement , d’un coup , y’a plus rien a faire , les nausées débarquent, chaque pas couru est douloureux, montée, plat, descente ,même combat , toute forme d’alimentation devient très très compliquée . La descente aux enfers !! Bon, j’ai quand même fini ce bordel, histoire de boucler la boucle pour de bon ! 15h27 (5h00 sans manger et les 2 dernières heures en marche intégrale , c’est longuet !!) , 18 eme / 168 . Peut etre le texte bientôt dans les bacs … July 06 Marathon du Mont Blanc : 42,2 kilos de montagne . The Text !!!coucou , voila le texte du marathon de cham, disputé la semaine derniere. S'en est suivi une grosse semaine de montagne, avec notamment la grosse sortie solo record du Brevent par le col en 2h25 !! C'est le moment d'aller buller sur la plage, rien de tel qu'un texte bien long et pas trop prise de tete entre deux chichis et mascottes à la pomme !!
Attention faut pas se faire avoir comme un bleu, t’entends illico le mot magique, « marathon » et tu glisses dans le piège ... Alors forcément, tout de suite, tu sors le stabylo pour coller les temps de passage sur le poignet, les fioles ½ millilitre autour de la taille, le ptit gel qui va bien et qui te coute un bras au gramme (à chaque fois je le sors cet aparté !!). T’as même fait chauffer le gatosport à 180°C pendant 45 minutes pour optimiser la digestion matinale. Enfin, si tu suis les indications imprimées sur la boite, t’as droit à de la mousse au chocolat lyophilisée, j’arrive jamais à le sortir du four avant 1h30 le truc, avec l’impression systématique qu’il ne cuira jamais !! Tiens une idée qui nous arrive au vol, ce serait intéressant de tenter l’opération « Gatosport24 ». Le concept est simple, tu mets le gato’ dans le four, tu repasses 24 heures après et, au choix, t’appelles les pompiers ou t’essayes d’en avaler une miette pour te lancer sur le 42 de Cham’ !! Revenons à la course, finie la popote ! Nous revoici donc cette année avec le Bruno sur ce magnifique tracé du Marathon du Mont Blanc. Comme indiqué en préface, c’est un marathon, donc 42,2 kms, c’est pas des salades, ils arrivent à nous sortir une distance officielle au bout de radis près, il en manque pas une goutte, t’en as pour ton argent cousin, alors que de temps en temps, t’arrives à trouver le kilo à près de 2 euros, posé sur l’étalage. L’arnaque. Quand tu penses, lecteur, que sur certaines courses à jambon sur bitume, ils arrivent pas à nous calculer un 10 bornes tout sec, c’est impressionnant de jauger le centimètre en montagne. A mon avis, sur Cham’, ils nous ont loué un satellite pour l’occasion. Le machin, il arrive à te mesurer une empreinte de marmotte au centimètre près, depuis les étoiles !! Je ne démords pas qu’il faut quand même les trouver les 200 mètres en montagne …
5h15. Réveil du guerrier. Le sac est prêt depuis la veille, faut pas déconner sinon c’était une levée sur les coups de 2h00 du mat’ … Le sac « Olmo » bricolé maison vous connaissez, les manchettes, débardeur moulant de la 6D 2008, près du corps, pour vivre les sensations Trails optimales !! On n’oublie pas les Salomon sur leur troisième sortie (pas sérieux..), le ptit coup de Nok, les scotchs. Vous connaissez le scenario de circonstance, on passe là-dessus. Nous déposons donc nos sacs, on doit être sur les coups de 6h20, le soleil levant rougit tendrement le Mont Blanc qui se trouve aujourd’hui éclatant sous ce ciel bien dégagé. Niveau Celsius, on frôle les 11°C, c’est plutôt confortable en montagne. Le départ est donné vers 7h00, nous sommes près de 1500 à nous lancer sur ce marathon montagnard. Je me fixe raisonnablement un 3’45 au kilo, passage au semi en 1h18’30. Aie, tu vois lecteur, j’ai mordu à l’hameçon, et pourtant je l’ai annoncé, c’est pas un vrai marathon qu’on vous a dit !!! T’es pas obligé d’arracher les gobelets à la volée, glisser le gel dans le bon sens du slip pour l’arracher au plus vite, viser le tempo parfait et fuir le malheureux grain de sable dans l’engrenage. C’est un trail !!! On y arrive enfin. Pour ma part c’est le premier trail montagnard de la saison, on mettra de coté l’hermine, assez roulante bien que convenablement vallonnée… Le départ est assez rapide, comme toujours vous me direz, mais il faut tout de même préciser que les dix premiers kilos sont assez roulants, on peut même pousser gentiment jusqu’au 18 ème point kilométrique sur du 13-14 km/h, pour glisser sur la première grosse difficulté matérialisée par la montée aux aiguillettes des Posettes . C’est mignon comme nom ? Ce début de parcours n’est pas très passionnant, il faut dire que j’en bave un bras sur cette entame de course, aie , des jambes en coton comme j’en ai rarement eu , de la guimauve avec des runnings et un short autour .Tiens d’ailleurs j’y ai pensé au short , un peu serré sur le jambon , ça pourrait expliquer des rondins douloureux sur ce gros début de course ( 1 bonne heure de galère). J’attaque donc la grosse montée au bout d’1h30, 1000 m. de D+ en 6 kilos, c’est raidillon ce truc, j’enchaine direct les mains sur les cuisses et me fais interviewer en plein effort comme ils disent. J’imagine le résultat, avec ma respiration de bovin, l’aspect écarlate de l’écrevisse d’eau douce, et un ruissellement de sueur continu. J’en bave, c’est pas des salades, c’est pas le bon moment pour jouer les stars. Je sors alors deux trois conneries de circonstance au cameraman avant de me faire pourrir derrière. « Bah alors t’arrêtes de discuter et t’avances !!! ». Il déconne le gars mais bon, c’est vrai que je m’endormais un peu la dessus… On a vite fait de se caler sur un faux rythme de pépère dès que le sentier se durcit, tu te complets allègrement sur un tempo de rando à grosses pompes, gourdes en acier trempé, sauciflard pendouillant par sa ficelle et le butagaz au fond su 150 litre, mais heureusement que ça pousse derrière pour remuer le tout ! On attaque fort dans cette montée, je suis de près le lascar et arrive tant bien que mal à encaisser les si compliquées parties légèrement planes placées entre deux murs. C’est ici que ça se joue pour grappiller quelques places, le nerf de la guerre qu’ils disent : Réussir à courir dès que c’est possible. Mais, aie aie aie, j’ai la canne qui brule sévère, c’est pas possible, t’ajoutes à ça un cœur de marmotte gonflée aux triglycérides/cholestérol, un souffle de colibri asthmatique, une dynamique de pachyderme qui aurait avalé un « kouign aman » revenu au beurre et t’as une idée sur l’état du bonhomme ! Sans oublier le concentré de white spirit qui coule dans le jambon à l’os, c’est danger l’ami, produit inflammable, avec la ptite flamme pour dire que ca s’embrase ce truc ! On ne va pas crier misère non plus, je me place gentiment dans le top 30 pour l’instant mais la bonne sensation est dure à débusquer ce matin. On descend bien à la mine pour venir chercher ses beaux panoramas. Il m’aura fallu 1h00 pour grimper ces satanées « Posettes », et c’est parti pour la descente ! Le passage spectaculaire de l’hélico au bord des crêtes ajoute un peu de sensationnalisme au moment magique ! Que c’est beau, un soleil radieux, pas de vent, et une vue splendide. Bon, mon gars, t’arrête de jouer les poètes, t’as la descente de barge à engager maintenant !! J’y vais franco de chez franco, une « descente à la Cyr » comme on dit dans le métier. C’est rapport à un gars qui déboule comme un malade sur du sentier technique, une légende. Si t’as le malheur de l’avoir dans le dos et que t’entends son pas se rapprocher dangereusement de tes runnings, faut dégager sur le coté d’urgence, tu peux rien faire, cherches pas à comprendre, un rouleau compresseur, « l’avalanche estivale » comme le surnomment les anciens. Y’en a même qui disent qu’il aurait déjà cassé des cailloux, mis des sentiers hors d’usage !! Tout ça pour dire que j’entame ce sentier pierreux et technique avec quelques neurones déconnectés mais un gros bonheur. C’est l’unique grosse descente du parcours, faut en profiter, on n’a pas souvent l’occasion de se régaler la dessus. Faut faire gaffe, c’est technique pour le parigot, t’as la running qui racle de temps en temps sur l’avant. Faut pas penser à la gamelle sinon l’hélico tu le verras arriver mais pas pour te chopper sur la vidéo … J’enchaine le style cabris proprement, le sentier devient alors plus roulant, ca avoine sec. Je repère le passage du shoot photo de 2008, une silhouette au loin , il n’en faut pas plus pour remettre la casquette proprement , vérifier le positionnement du short, la chaussette, c’est bon , pas de pb , on va poser sur la photo tout en jouant le gros warrior de l’effort extrême, faut pas déconner . Loupé, pas de photo star au programme, tout juste une demi-seconde de vidéo des familles, introuvable sur le net !!! 25 min plus tard, 4 gus sont passés et nous voila de nouveau au village du « Tour ». Je continue mon ptit rythme honorable, et voilà la cuisse qui semble maintenant être à bonne température, on peut y aller sans modération, faire parler les Watts ! Hydratation et glycémie ne sont pas trop mal gérées, on va pouvoir s’éclater ! N’exagérons pas non plus, il faut tout de même forcer un peu la talent la dessus, c’est pas de la rando !! Les passages roulants sont bien négociés, j’arrive encore à doubler quelques collègues pour entrer dans le top 20 au scratch, les places deviennent pourtant irrémédiablement dures à grappiller, il doit nous rester 1h30 de course si on se base sur le tempo de 2008 avec la bonne grimpette vers la Flégère. Le soleil tape fort, je ruisselle toujours autant, y’a rien à faire, c’est le réchauffement climatique, la fonte des glaces, le carbu doit être mal réglé , dès que ça monte un peu dans les tours t’as le radiateur qui fume, comme dans les films américains où y’a toujours une caisse qui tombe en rade dans le désert, un grand classique. Eh ben c’est toujours le radiateur qui pète, c’est plus cinématographique (c’est qu’‘il est long ce nom-là !) . Y’ a du tifo , on n’en a pas encore parlé de cet aspect , les coureurs sont venus en famille en ce beau dimanche. « Allez Fabrice !! » (Le prénom est inscrit sur le dossard, faut pas non plus imaginer que le gars fait bourlinguer ses fans à chaque apparition !! On verra plutôt ça au Perreux...) .Et il en faut des encouragements, c’est peu dire, le parcours devient exigeant par la chaleur et les relances incessantes. J’arrive à garder une dynamique correcte mais on n’est pas réellement sur un finish d’anthologie. Connaissant le parcours, je tente de doser l’effort au mieux. La fameuse « Flégère » approche à grands pas, je ne peux m’empêcher de filer un coup dans le retro. C’est l’instinct, t’y peux rien, pas moyen d’y échapper. Quand t’es dans ta course, t’as beau être dans les moins de 20 ou sur un podium potentiel, t’as toujours le reflexe de filer un coup d’œil sur la concurrence. Tel un charognard, tu jettes un ptit coup d’œil au loin pour espérer apercevoir la bête malade, l’antilope abîmée par le félin. C’est également le moyen de se motiver pour aborder les derniers moments de course souvent couteux en énergie et mental. Dépasser un concurrent même mal en point est toujours l’occasion de continuer à glisser sur la bonne dynamique. Et puis tu files toujours un ptit coup au rétro pour jauger ta forme perso. Quelle cruauté règne dans cette belle famille du Trail !! eheheh. La « Flégère » !! 3h54 de course. Cette année, je ne me fais pas avoir, on n’est pas arrivés, il a beau ne rester « que » 6 kilos, si tu tends l’oreille t’entends la douce voix mélodieuse du speaker qui résonne dans toute la vallée, mais ce n’est pas fini pour autant. Ok, t’as le mur final qui vaut sont ptit pesant d’ « Hydrixir » mais t’as surtout un magnifique tracé en balcon jonché d’innombrables relances. Et en fin de parcours, faut l’avouer, t’en as plein les cannes, alors les relances, ça te branche pas plus que ça.. Je croise quelques randonneurs par-ci, par là, en prenant au passage tous les encouragements dispo, c’est tout benef’. La progression est correcte, un panneau indique alors une position de l’arrivée à 2 kms. Je vois déjà le mur quasi insurmontable se dessiner au loin avant de rallier l’arrivée. Un truc de fou, mais je m’y attends cette année. J’aperçois surtout un gus dans le retro, une tête connue qui me gratte souvent l’arrière de la Salomon sur ces trails estivaux. Aie aie, je vais devoir en rajouter une ptite couche pour conserver ma 16 ème place si durement gagnée, salopard, il me fait le sale plan du jour, j’aurais pu glisser tranquillement en roue libre, chtite olive qui pique/Perrier citron en terrasse, les pieds glissés dans de la tong en paille, tranquille, quoi … Bah non, je vais devoir m’arracher dans les derniers mètres, obligé de forcer le trait !! Arrgh Du coup je m’arrache comme un malade, en sortant la totale du trailer, les mains sur les cuisses, la foule en délire applaudit l’effort surhumain, Mimoun à Melbourne avec ses tatanes en cuir sous 35 degrés, l’esprit est là, tous les ingrédients de la course d’anthologie sont présents ! Je force comme jamais, donne tout ce qui reste sur ce dernier tronçon nous menant à « Plan Praz » et boucle finalement ce beau parcours en 4h31 (1 min de plus qu’en 2008) me plaçant 16ème au scratch (comme en 2008 !). Après une petite séance de papotage avec Steph Jouvence, je viens accueillir Bruno qui boucle son tracé, satisfait, en 5h33. Reste maintenant à descendre sur Cham, en télécabine 3 étoiles fraichement installée. Et dire qu’en 2008 on avait songé déroulé en footing les 1000 mètres de D- pour regagner la vallée …
Stats : · Météo : Soleil, 28°C à Cham’ (11 °C départ/28 °C arrivée) · Distance : 42, 2 Kms · Dénivelé : 2511 D+ /1490 D- · Chrono : 4h31’30 Place : 16 / 1500June 14 Marne et Gondoire : 42 kilos de sherpa c'est sympa ( slogan !!)Et oui ,enfin des ptites news ,nada depuis le Mont ca commencait a faire . L'actu revient petit a petit avec ce marathon hyperselectif ce matin sous la chaleur de l'est parisien !! J'étais là uniquement pour faire de la borne comme on dit , dans 15 jours on s'aligne sur le marathon du Mont blanc, faut avaler de l'hectometre a gogo . La bonne occasion donc avec ce boulot de lievre/porteur d'eau en pirate et sous-marin pour le bruno qui faisait sa premiere course de l'année .
Eh ben 42 bornes faut les allonger quand meme , c'est pas anodin meme si on donne pas le rythme pour viser le chrono. Et puis faut l'avour ce marn gondoire c'est quasiment un trail, valloné et du sentier a gogo ! Nous terminons ce dur labeur en 3h42 . des conditions difficiles et un mal de cannes persistant pour le Brun' ont perturbés notre progression mais quel beau parcours nature et exigeant ! L'annee prochaine je le mets dans le calendar celui là ! May 18 LA MERVEILLE, nous voilà : Marathon du Mont Saint Michel , 17/05/099 Jours en sortie du Tri Condat pour se relancer sur le Mont , c'était un peu audacieux, il faut bien l'avouer, on entre dans les temps de récup ric-rac ...
Bah finalement , on a juste le temps de voir disparaitre les dernieres courbatures avant de se relmancer dans l'aventure. J'ai tout de même enchainé 4/5 sorties sans forcer entre les deux rendez-vous bretons de la saison pour m"élancer sur ce Mont . un WE bien sympa passé avec Thierry et Bea . Au final , on résumera la course par un chrono pas mal de 2h39 ( 1h19 au semi ) compte tenu des conditions pas evidentes ( récup hasardeuse, et vent terrible ...). Le soleil nous a largement accompagné sur ce parcours magnifique mais qu'elle est dure a atteindre ce bout de caillasse !! Il faut toujours sortir un finish à l'arraché pour en venir à bout .Quand il ne fait pas 35°, y'a la pluie qui s'invite , ou bien comme hier, un vent d'enfer ..
Bientot un petite texte qui va bien si l'inspiration est là ...
Je "boucle" donc le parcours en 2h39'15 , 27 éme /5000 partants . Thierry finira en 3h44 .
su les photos ( 36 eme km je crois) on ne voit pas vraiment un gars qui se régale ... Aie aie , dur dur le marathon le pire effort à mon gout mais aussi le plus sujet à la tactique !
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