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May 20 Le Semi de Malestroit, 17 MaiQuelle drole d'idee de faire un semi quand on est plutot en prepa sur du long ??
bof ,c'est l'envie qui dicte ca .Mon pote Phuilippe de quiberon me propose de faire partie du voyage , pourquoi pas et me voilma sur les routes de Malestroit ( au nord de Vannes ) pour aller faire ces 21 kilometres .
Ca part vite , trop vite , du 3'20-3'23 au kilo sur les trois 4 premiers , et puis vient la cote , je ralentis , au bord de l'explosion .
Me voila donc en chasse des trois premiers , ça se terminera 4 eme/322 à l'arrivée , en 1h16 . et la prime de 23 euros les amis !! eeheh
Pas de photos pour l'instant ...
Le Off des Cyrfab , tour de Belle Ille 12-13 MaiLe texte direct et les photos ici : http://fabdescyrfab.free.fr/Galerie/index.php?/category/25
Tour de BELLE ILE , 12/13 Mai 2007 OFF des « CYRFAB» , featuring « Béa »
C’est quoi un « Off » ? C’est le mot à la mode en ce moment dans le petit microcosme de la communauté des trailers .. Le « Off » c’est une grosse sortie de groupe hors compétition , voilà qui représente bien notre balade du WE à « Belle Ile en mer ». Les Cyrfab sont au grand complet , avec la présence en guest star de Béatrice , membre fondatrice du team « BeaThy’m » ( on a inventé le nom ce WE …) . Nous voila donc tous les trois partis en direction de Belle Ile (ou « Belle Isle » , comme on veut ) , mais pour s’y rendre depuis Quiberon, il faut bien évidemment prendre le bateau , le « Vindilis » qu’il s’appelle le rafiot. Pour ma part on passera pas loin du « Vomilis » ,un mauvais jeu de mot qui décris toutefois pas trop mal la situation de l’estomac .. 45 minutes de traversée à tenir . La mer est agitée ce matin , le cacheton anti mal de mer est pris mais fait peu d’effets et les premières minutes sont dures à gérer .Un ptit coup de « Diana Krall » dans l’ IPOD de Béa et un brin de discute plein vent me permettent d’arriver tout de même à bon port ( du « Palais » ) ,sans avoir la nécessité de nourrir les poissons . Le temps est clair ce matin . Un ptit vent frais nous frise les oreilles alors que nous nous apprêtons à attaquer ce tour de l’ile . Nous avons prévu de boucler le parcours ( 69kms et 2800m. de D+) en deux étapes : 55kms le premier jour avec une nuitée à « Locmaria » et 15 kms le second ( plus light !) pour atteindre « le Palais » . Après un passage rapide à la boulangerie du Port ( faut pas négliger le ravitaillement, même en « Off » !!) , nous attaquons le sentier Côtier par la citadelle « Vauban » en direction de Sauzon . Les premières photos du périple fusent déjà . Un léger vent frais succède à des passages plus abrités où la température monte sensiblement . Voilà qui m’oblige à me plier à quelques changements vestimentaires . J’ai du changer de maillot une bonne trentaine de fois .Ah , y’a du vent ,je remets le maillot mi-manches, oulala ça cogne , on enfile le débardeur . Ca arrêtera pas de la journée , mais le Cyr est déjà au parfum , plus d’étonnements de sa part . Nous progressons gentiment en gardant Béa à portée de vue , et faisons quelques détours sur les pointes pour homogénéiser nos progressions ( des « off » de off » pour imager le truc !!) . La météo est toujours aussi clémente ce matin , alors que nous approchons du « Phare des Poulains » , la pointe Nord-Ouest de l’île . C’est à ce moment que nous allons lâchement abandonner Béatrice ! La dure lois de la sélection naturelle nous oblige à laisser les moins véloces à la merci des féroces et avides goélands . Bon en gros , on va prendre un peu d’avance et Béa progressera à son rythme , pas la peine de jouer les écrivains qui brassent du vent . Et du vent , il y en a ( Wouah , la transition !!) . Nous attaquons la partie la moins sympathique du parcours , le sentier est large , plat et en plein zef , ca souffle fort , pas moyen de s’abriter . C’est pas l’extase , ok , mais bon faut pas se plaindre , on est quand même mieux que sur le boulevard Haussmann à 17h30 , un jeudi , par 35 °C et en plein pic à l’Ozone… Nous atteignons alors la grotte de « l’apoticarairericairerie » . j’arrive jamais à la prononcer comme il faut ce nom , j’oublie toujours le « rerie » de la fin , y’a des blocages comme ça .. Le ciel s’assombrie ,la température baisse légèrement mais je ne change pas de maillot !!!! Le Cyr a alors la bonne idée de vouloir remplir la poche d’eau à l’hôtel-restau du coin . Cette salutaire inspiration nous sauvera du desséchement fatal !!! C’est un truc à savoir , le sentier côtier n’est quasiment agrémenté d’aucun point d’eau , c’est de l’autosuffisance à l’état brut , de l’ « OFF » extrême, un nouveau concept . On s’autorise un peu de ravitaillement solide quand même ! Pas vraiment accueillante cette auberge , comme la barwoman d’ailleurs , elle rechigne à nous fournir un peu d’eau , c’est de la non assistance à personne en danger quand même ! On se plie à prendre un Perrier pour pouvoir remplir nos gourdes . Les jauges sont au max, nous repartons en direction de la Plage de Donnant , la « plage des surfeurs » , ou nous décidons de prendre la pause déjeuner . Il est 14h00 , à l’abris du vent , nous nous apprêtons à déguster mes « croque-monsieur » maison . Aie, déguster est un grand mot, je dirais plutôt qu’il faut le rentrer au pied de biche le crok , tout sec qu’il est . Je l’aurais fait avec des Krisprolls ça aurait pas changé grand-chose , comme si on s’avalait un « gatosport » en oubliant de glisser de l’eau dans le saladier . C’est l’esprit « Off » , on se met dans les pires conditions pour arriver facile en compet . Avec le Cyr nous arrivons tout de même à avaler nos deux « Crok-en-Rock » ( Bea nous avouera qu’elle n’avait pu en manger qu’un ) . Apres 30 bonnes minutes de pause nous quittons la plage de Donnant , je m’arrête une nouvelle fois pour vérifier un ptit bobo glissé dans les chaussures , c’est à ce moment que nous entendons siffler , ça ressemble pas à une mouette ça , ni au cri de l’hermine . C’est Béa qui nous a rejoint !! Nous discutons quelques minutes , notamment de ce fameux « Crok-Sec » . Le truc il se conserve des années sans rajouter de conservateurs . Pour le consommer ( c’est le terme le plus approprié !) ,il faut juste le laisser tremper quelques heures dans une bassine d’eau et c’est prêt ! Spécialement conçu pour les épreuves de type « Marathon des Sables » , produit à haut pouvoir « bourratif » , 7 euros pièce , une affaire . Bon , on va arrêter de parler de ce pauvre crok ,et puis en sortie de four il devait être très bon ! Nous séparons une nouvelle fois nos chemins, Béa souhaitant stopper la rando aux aiguilles de Port Coton . Nous progressons toujours sous un vent soutenu , les aiguilles ne sont pas si loin , quelques cars de touristes nous annoncent l’approche de ce lieu touristique .Nous filons après avoir pris quelques photos .Le Cyr commence à avoir l’estomac en vrac , vaseux , le crok est mal passé ( on disait qu’on en parlerait plus de ce satané morceau de caillasse !) . Nous marchons dans l’anse de Goulphar , le Cyr est toujours aussi limite, nous attendons patiemment que ça passe sans forcer le talent . Il me conseille de filer mais je redoute un coup de barre quelques minutes plus loin si je m’aventure seul dans le périple . Nous progression donc gentiment vers la prochaine « étape » , la plage de Kérel , en contrebas de Banghor . Mais le Cyr n’arrive pas à refaire surface , il reste toujours aussi vaseux , c’est le jour sans pour mon Cyr. Après un rapide point sur la situation et sur le trajet restant à boucler pour joindre Locmaria , il décide de couper par Banghor . Bon j’y vais ou pas ? Je tente de boucler l’étape ? Il est 16h25 , je me sens bien , le ciel est dégagé , le vent est légèrement tombé , c’est parti ! La course contre la montre commence , je n’ai aucune idée du temps que ça va me prendre et il ne faut pas rentrer trop tard ! Je pense déjà à la crêperie qui va fermer .. Le seul truc emmerdant par la suite c’est que je ne me soucis pas , à ce moment, de l’état de ma poche d’eau . Amateur sur ce coup-là … Je file donc vers Locmaria , le plan de l’office du tourisme en poche , j’ai du mal à apprécier les distances , quelques panneaux de temps en temps me replacent dans le tempo . Je ne cherche pas à gérer , j’y vais franco . Chaque partie plate est négociée en trottinant , les descentes sont courues ,les montées sèches sont écoulées les mains sur les cuisses , on est presque en conditions de course ! Ca cogne sec , le dénivelé est sévère sur cette belle partie du parcours , le sentier technique , je croise quelques groupes de randonneurs qui me dépannent à plusieurs reprises en eau , je suis continuellement en fond de cuve et aucune fontaine ne vient orné ce beau sentier montagnard . J’ai bien pensé deux-trois fois à même ravitailler directos à la source mais c’est peu accueillant , pas envie de chopper la turista sur Belle-Ile , déjà qu’un randonneur m’a filé un peu d’Hépar quelques minutes plus tôt … Le rythme est cassant ,ça monte et descend sans arrêt . Je transpire comme jamais , au bout d’une heure je commence à être un peu attaqué , mais ça tient bon , je doit friser le mi-parcours depuis Port Kerel … Une nouvelle fois à sec, je taxe quelques centilitres à un groupe de randonneurs , chacun y va de sa gourde pour me sauver de la déshydratation ( je noircis un peu le récit , c’était trop fleur bleue ..) , le soleil cogne , le vent sec assèche une peau tannée et fumée par un soleil toujours aussi vif , plus aucun nuage ne fera son apparition . Il y a péril dans la demeure , je continue pourtant à garder un bon rythme . Vu que je ne sais pas vraiment comment ça évolue , j’ai pas envie de passer des heures sous ce grille-pain . Pas moyen de s’hydrater correctement, même si je transpire toujours autant , on y va par petites gorgées, la denrée est rare . Je redoute alors ce fameux bruit de paille dans un verre qu’affectionnent tant les gamins ( et les grands aussi !! ) , ce son bruit de raclage , ce signe de fond de réservoir , l’instinct de survie me pousse à économiser mes vivres . Niveau solide , ça passe mais un dur dilemme triangulaire ( c’est nouveau , expression brevetée ..(R) ) se pose . Si je m’avale une barre choco je vais crever de soif , et j’ai pas d’eau . Si je vais trop vite , je vais transpirer plus et donc je vais pas pouvoir m’hydrater parce que j’ai pas d’eau .Mais si je vais plus vite , j’arriverais avant et il y a des chances que je me déshydrate un peu moins… C’est pas tordu ça ? On y pense à des trucs quand on court depuis quelques heures … C’est un bon sujet de philo ,je vais envoyer ça à l’académie pour le Bac 2008. Tout ça pour éviter de dire que j’y vais comme un bourrin en essayant de comprendre un minimum le plan afin d’évaluer ma progression. Toujours pas de fontaine , je me fais à l’idée de ne pas en trouver avant l’arrivée . Ca fait déjà 1h45 que j’ai quitté le Cyr , y’a plus de vent, ça cogne toujours autant, et la situation devient critique , j’approche de la pointe du Skeul apparemment , le virage à gauche et je file sur le versant Est de Locmaria . C’est bon signe tout ça , mais j’ai de nouveau la besace à sec , je prend tout de même le temps de profiter du sentier fabuleux , sous des couleurs toujours aussi éclatantes ,oups la , dérapage sur un cailloux flottant et c’est le poignet qui trinque pour rétablir le coup . Ca pisse le sang , une balafre , un rocher tranchant et me voici à la merci des goélands . Ces charognards planent au dessus de moi, en faisant des sortes de cercles ovales ( ça aussi c’est nouveau , un concept géométrique ) , je les vois avec leurs dents aiguisées , de la bave coule de leur bec, leurs yeux sont noirs, ils attendent certainement que je pose genou à terre pour se partager le gibier , la bête malade . Mais je tiens bon , j’ai l’ingénieuse et géniale idée de bricoler un garrot de fortune , un mouchoir glissé sous le bandeau « Buff » et le tour est joué, je ne perd pas plus de 3 litres par minute, la situation est stabilisée (j’exagère un peu mais les lecteurs ils en redemandent maintenant .) Un Panneau m’indique 900 mètres pour rallier Port Maria , en bas de Locmaria , l’arrivée est palpable mais ces satanés condors me cernent toujours .C’est grand un condor en plus ,une belle envergure . Je lance quelques pierre et réussis à en blesser un , les autres effrayés ,passent leur chemin . Et si toute cette histoire de goélands-condors n’était qu’une hallucination ? J’étais si attaqué que ça ?.... C’est bon , me voici enfin arrivé à Port Maria , une dernière côte bitumée me fait ensuite entrer dans le bourg de Locmaria et la première étape est bouclée , 2h10 se sont écoulées sur cette chevauchée depuis Port Kerel . Y’aurait pas une fontaine s’il vous plait ? Les toilettes sont hors service et la fontaine d’eau( non potable) est HS également … C’est ma destinée de finir en morue toute desséchée ou quoi ? Un ptit coup de fil au Cyr et me voici arrivé au gîte presque sain et sauf .Une bonne douche s’impose . Je descend un bon litre de St-Yorre dans la foulée . Il est maintenant temps de se restaurer, c’est que ça creuse pas mal de trottiner toute la journée au bon air vivifiant du bord de mer. Nous faisons le choix d’une crêperie ( bon , faut dire qu’il y a pas grand choix .. ) , nous voila ravitaillés , le Cyr fait le forcing pour suivre un match de Foot à la télé , nous faisons alors la connaissance des gérants du Gîte . Typiques on va dire , sympas . En plus notre Didier n’est pas avare de lâcher la bonne blague . Dés mon arrivée au gîte tout à l’heure , je lui faisait part de mes problèmes d’eau , il me faisait alors remarquer , selon ses mots : «Ouaih , bah des fois on voit des familles qui partent faire du vélo avec les gosses, ils prennent même pas un demi-litre d’eau , et ben moi, pour mon Ricard , y’me faut facile un bon litre et en plus j’ai pas soif !! eheheh » 22h30 , il est grand temps de se coucher , « Ding-dong » , pas de bol , on est juste à côté de l’église , mais bon , comme nous faisait remarquer Béa , dans un village comme ça , on est jamais bien loin de l’église .. Le carillon ne nous dérangera finalement pas cette nuit .. ouf ! Jour 2 : Locmaria – Le Palais
Apres un bon petit déjeuner , il est temps de se préparer à partir . Tiens , une chaise qui vole, y’a un peu de vent .. Suit alors une véritable tornade , des pluies diluviennes s’abattent brusquement sur Locmaria , du cyclone à la texane , c’est pas de la pluie fine l’ami ! Heureusement , elle sera aussi furtive que violente ! Béa décidant de rallier Le Palais en Bus, nous partons avec le Cyr sur les 15 derniers kilomètres du périple . Le ciel est couvert , le vent redevenu faible , nous pouvons mettre de coté les coupe-vent . Le discret « Quec… » orange ( pas de pub , la compagnie des textes du Fab-des-cyrfab souhaite garder son indépendance !!) pour ma part et le encore moins voyant poncho ‘Alf.. Rom..-Marathon de Paris’ du Cyr , sont tous deux remis au vestiaire . Le sentier est roulant mais technique ( ça veut rien dire ça !) . Disons que ça vallonne pas mal tout en pouvant placer des relances correctes . Je m’aventure dans quelques notions météorologiques qui s’avèrent glissantes : « Tu vois le cyr, sur cette côte , on est pas exposés aux vents dominants , on devrait être tranquille» . Quelques minutes plus tard, une rafale à 236 km/h nous scotche au sentier , je prétexte immédiatement du dérèglement climatique pour expliquer mes principes approximatifs !! Oula , mais c’est le sentier bucolique , un fortin du 17eme par-ci , une réserve d’eau par-là , c’est sympa la classe verte teintée historique ! La météo nous laisse , de son côté, assez tranquille . Au bout de 2h10 nous arrivons finalement au Palais , une silhouette orange typique du « Quec… » au loin , ça ne peut être que Béa ! Un brin de discute , quelques photos , un changement express pour pas faire trop crados et c’est déjà midi, sous un beau soleil printanier ! Et une moule-frite pour les traileurs ! Voilà qui est englouti vite fait et le moment le plus délicat approche alors , le retour en bateau !!!! « Vous croyez que les frites elles vont bien passer ? » Au bout de quelques minutes de traversée , le ciel bleu laisse paisiblement place au déluge , des vents violents nous embrassent , mais j’arriverais finalement sans encombres . L’estomac a tenu !!
STATS : · Distance : 69 Kms · Dénivelé : 2850 mètres · Altitude Max : 60 mètres · Temps : 10h10
Jour 1 : Le Palais-Locmaria · Distance : 54,5 Kms · Dénivelé : 2250 mètres · Altitude Max : 60 mètres · Temps : 8h00 · Météo : Vent , dégagé puis soleil , 16-22°C
Jour 2 : Locmaria-Le Palais · Distance : 14,5 Kms · Dénivelé : 614 mètres · Altitude Max : 45 mètres · Temps : 2h10 · Météo : Vent , couvert, 14-19°C
Le Palais – Plage de Kerel · Distance : 37,1 Kms · Dénivelé : 1440 mètres · Temps : 8h00
Plage de Kerel-Locmaria · Distance : 17,4 Kms · Dénivelé : 810 mètre · Temps : 2h10
Plage de Kerel-4 Chemins · Distance : 3,2 Kms · Dénivelé : 70 mètres
LE TRI CONDAT , 6 MaiLa voila deja passée cette course reference , apres la victoire l'an passée , pas evident de se glisser dans la peau de favori ....
Avec ce dos en vrac les jours précédents , ca aidait pas a se mettre en confiance . bon , on pleurniche plus c'est fait , et c'est en seconde place que ça se termine pour ma pomme , derriere un cador du trail du Sud quand meme ,Stephane Jouvence !
Le texte direct , avec les photos !!!
et le site web de l'organisation : http://www.tricondat.com/
TRI CONDAT HENT Dimanche 6 Mai 2007, Trail 49 Kms, Mangolérian Bon alors, j’y vais ou pas ?? Voici la question qui me taraudait l’esprit toute cette semaine jusqu’au Samedi soir… Toute cette hésitation venait d’une saloperie de lumbago ( une première ) qui m’avait fait prendre , depuis près d’une semaine , quelques décennies . Plié en deux c’est pas évident de courir ou même de faire un peu de vélo . Donc repos forcé ! La séance d’Osthéo-Marabout de Mercredi n’avait pas fait de miracles , ni les 6 jours de repos d’ailleurs ( une première aussi ). Allez , fini la pleurniche , nous sommes dimanche matin et c’est décidé j’y vais . Même si la séance-test de course hier n’a pas été vraiment concluante … avec à la clé, l’impression d’être devenu un vrai pépère. Le boulon rouillé , la chaîne mal graissée , la mécanique poussive et le souffle court ne pèseront finalement que peu dans la balance , y’a un titre à remettre en jeu quand même !! « Grassi a fait la loi » titrait le canard local en 2006 , il faudra au moins se présenter au départ cette année ! 7h15 le p’tit dej est avalé , et c’est sous un épais brouillard que je prend la route . Je me retrouve seul cette année , le Bruno n’est pas là pour m’épauler , avec notamment ses fameux bonbons énergétiques à l’aspartame . 8h00 , le brouillard se lève petit à petit sur la bourgade de Mangolérian, l’air est frais ce matin ,5°C annoncés , pas plus , même si ça va certainement chauffer dès l’apparition des premiers rayons de soleil attendus. C’est le moment de se plier au p’tit jeu des pronostics , me voilà en direction de la liste des inscrits , histoire de jauger les forces en présence . Grassi , dossard « 1 » , la pression est mise d’entrée , le parigo favori est là ... Apres un rapide coup d’œil , les deux autres compères du podium 2006 ne sont pas là, oula , y’a un coup à jouer.. Reste Dominique , le triple vainqueur historique, le local , toujours au rendez vous . Nous discutons quelques minutes , ma tronche semble maintenant familière au champion du cru . J’arrive à placer mes douleurs lombaires alors que lui me fait admirer sa balafre dorsale fraichement produite par le scooter de son gamin ... Le jeu de l’info-intox bat son plein . 2h38 au marathon de Paris par-ci ,une forme étincelante par là , ca fuse d’arguments ! C’est du combat SuperWalter orchestré à la « Don King » ,sans les millions de dollars !!! En tout cas , on rigole bien de nos conneries et arrive alors le moment crucial de la préparation , la course commence dans un gros quart d’heure , il ne faut pas s’éterniser sur la discute !! De retour à la voiture , le terrible choix de la tenue et notamment du t-shirt s’impose. La fraîche brume matinale me fait pencher vers le T-shirt moule-moule plutôt qu’un débardeur . Je le regretterais par la suite . Faut toujours que je fasse ma chochotte quand y’a un pauv’ p’tit vent qui me chatouille les dessous de bras et par la suite, je monte rapidement en température. Bon c’est pas grave , y’a des préoccupations plus nobles . Le short est enfilé ,les scotchs appliqués , les chaussures ( running route comme d’hab. sur ce circuit ) aussi ,oulalala j’allais oublier la vaseline entre les cuisses . L’erreur est corrigée et c’est donc avec mon dossard de star que je me pavane fièrement dans les ruelles surpeuplées de Mangolérian. Des enfants crient , des femmes s’évanouissent sur le bord du chemin. Bon je grossis un peu le trait , faut se réveiller ,c’est pas vraiment la réalité, et puis le départ approche , faut pas traîner . Pas le temps de s’échauffer , Gégé l’organisateur me choppe pour récolter quelques palabres insignifiantes sur l’état de forme . Un autre favori est alors présenté , Stéphane Jouvence , le vainqueur du challenge des trails de Provence ! Rien que ça !!! Bon , bah , ok , je lui glisse rapidement qu’il va se balader , c’est pas vraiment le même calibre … Quoique , sur une course d’un jour ,tout peut arriver , c’est ce qu’ils disent les commentateurs de foot en Coupe de France avec les histoires de « petit poucet » … De toute façon , on est là pour se faire plaisir , et on va tout donner ! 9h00 , le départ est donné ( bah quand même , après une page de texte ...) , ça part pas trop vite sur les 2 premiers kms de bitume , comme chaque année . Je me trouve devant , comme si les gars laissaient filer le lièvre , le rythme est correct sans plus ,alors que nous attaquons le premier sentier , une belle descente s’amorce , suivie d’une succession de bosses qui créent de petits écarts . Je me retrouve alors détaché en tête avec Stéphane et Dominique qui suivent à quelques mètres . Le trio infernal est déjà désigné au bout du premier quart d’heure . Bon , ca va pas être compliqué à raconter , cette situation va durer pendant près de deux heures . Nous avons devant le chien fou ,qui part tout seul sur un tempo un peu audacieux , suivent ensuite Stéphane qui reste à vue ( il doit certainement gérer son effort ) et pour finir Dominique le vieux roublard , en embuscade. Deux heures tout seul c’est long , j’enchaîne les montées-descentes au plus vif , ne pensant pas qu’il reste quand même pas mal de kms à avaler … Pour reprendre le texte du grand reporter du « Télégramme » , je vais « le payer cash » !! En effet , je commence à lever gentiment le pied , les relances sont moins bien négociées , je commence à regretter ma semaine de « repos » forcé et mes 6-7 crêpes de hier soir .Ca commence à gamberger là-haut , j’ai mal géré mon ravitaillement , pas assez bu , pas assez mangé ,peut être trop concentré sur la course et voulant trop bien faire . Le costard de favori semble trop grand pour moi .. Pas de panique , de toute façon , le retour de Stéphane était prévisible , on boxe pas dans la même catégorie . Au bout de deux heures , on commence donc à s’approcher dangereusement de la zone rouge , les p’tites étoiles arrivent gentiment au premier plan, je bute sur une racine et c’est le vol plané , la roulade ,le saut de l’ange , au choix. Stéphane qui suivait de près , prend en main la situation . Pas de bobo , je le rassure , et nous faisons alors quelques kilomètres roue-dans-roue , je sers les dents fort , il relance impeccablement la mécanique sur chaque bosse , une foulée rase mais efficace le fait progresser avec une apparente facilité . Je peine de plus en plus , le geste est poussif , j’accroche au maximum ayant dans l’esprit de garder ce rythme le plus longtemps possible pour éviter l’explosion en plein vol . Le bidon est vide , la température monte dangereusement , vite , il faut absolument refroidir la chaudière , ça va péter . Je sens le mauvais « trip » arriver . Je commence aussi à regretter mon départ audacieux et ma gestion hasardeuse et novice du ravitaillement ,un vrai kakou ce Fab, le fougueux écervelé va le payer cher ! Je commence à flancher sérieusement , m’arrête à plusieurs reprises pour récupérer, Stéphane continue sa progression ,je le vois s’éloigner gentiment sans pouvoir m’accrocher plus longtemps . Ca sent la course à la Benoit Z , ça !! Départ de taré pour faire le blaireau devant les caméras !! eh eh . Bon faisons un point rapide ,il doit nous rester 1h15 de course si on se base sur le chrono de 2006 . 1h15 avec une hypo et un mal de cannes , ca peut être long …. J’aperçois alors le ravito salvateur , un mirage peut être , j’attend les tous derniers mètres me séparant de l’oasis pour jubiler . On remplit le bidon en fond de cuve et une tranche de pain d’épice , de la banane, tout ça devrait favoriser une fin de course honnête même si on ne rattrape jamais le temps perdu , surtout sur une course de moins de 4h00. Allez ,1h00 c’est pas grand chose , une séance d’entrainement classique , le tour du Pont de Nogent en passant par Mimi la Sardine , c’est pas énorme !!! J’aperçois au loin Stéphane , tiens, je pensais avoir 15 minutes de retard vu l’état dans lequel je me trouvais mais finalement il a aussi du déchanter un peu … Pas de faux espoirs ,le but est maintenant de finir le plus propre possible en essayant de maintenir cette seconde place . La foulée est toujours aussi poussive , je pensais m’être refait une santé au dernier ravito , mais le cœur n’y est plus ,j’alterne fréquemment marche et course , me retourne très souvent ( c’est pas bon signe cet instinct tribal ) mais commence à reconnaître la fin de parcours ,j’approche alors de cette longue partie plate ou j’avais fait la différence en 2006 ( souvenirs, souvenirs… ) . C’est peu avant d’attaquer cette section que je croise un promeneur , il avance vers moi avec un bâton , il me veut quoi ce mec ? Il aime pas les parigo ou quoi ? « Tiens » , me dit-il, « prends ça ! » ( il me tend le bâton modelé façon artisanal) « Y’a une buse ou un épervier qui nous fonce dessus , elle est enragée la bête !! » . Manquait plus que ça , il fallait déjà éviter les chiens dans les villages , maintenant on se fait attaquer par des oiseaux sauvages !! Il me conseille de garder le bâton au moins jusqu'à la croisée de la route départementale .. Dans l’état fébrile où je me trouvait à ce moment , le mec aurait pu m’annoncer une attaque d’Ours Polaire ou de Hyène , ça m’aurait pas choqué plus que ça , je lui aurais pris le bâton pareil . Me voila donc dans la savane de Mangolérian , réputée hostile jusque dans les contrées les plus retirées d’Amazonie , un gros bâton à la main ,en attendant l’attaque du redoutable prédateur . « Piti-piti-piti » , tu veux pas une barre céréale au chocolat ? Forcément mon œil est attiré par la canopée , je reste moins vigilant sur les racines et manque de me ramasser magistralement deux-trois fois . Toujours aucune trace de l’aigle Royal , au bout de quelques minutes , je décide au péril de ma vie de relâcher mon bâton ( c’est qu’il est lourd ce bordel !!) . L’épervier ne donnera finalement aucun signe de vie … Revenons à la course maintenant, il reste facilement une bonne demi-heure selon mes estimations , j’attaque vraiment dans le dur , y’a plus rien qui répond , les douleurs musculaires se succèdent , ( sauf les lombaires !!!) , le pied traine sur les racines et c’est un angle droit sur la cheville gauche qui survient . La douleur passe tout de même , et je poursuis mon chemin de croix , en me retournant toutes les 5 minutes . Pas rassuré … Sur cette fameuse partie plate , le rythme n’est pas comparable à celui de 2006 , la foulée est rase , coupée par quelques passages de marche , vraiment incomparable . La fin approche ( du parcours , pas de sensationnalisme !!!) , nous voila au fameux passage de la montée de corde , déjà emprunté dans l’autre sens en début de parcours . Allez , il reste 10 minutes , pas plus, je sers les dents , doublant quelques concurrents du petit parcours . Je croise alors Gégé à la photo « Allez , t’es un beau second , bravo !! » Une descente sèche , un plat , une descente de nouveau et la dernière côte est là , la douce voix du speaker se fait entendre , c’est fini , je trottine péniblement sur les derniers mètres et me voila arrivé second ,satisfait d’avoir résisté , en 3h49’54 , seulement 2’30 derrière Stéphane qui a péché également sur la fin . Dominique complétera le podium en 3h53 , pas si loin derrière … Après une escapade douche-Far chez Radegonde, me voilà de retour sur le Podium pour recevoir une paire de chaussures de Trails ,faire un p’tit speach et poser sur quelques photos . Encore une bien belle journée de trail sur un parcours toujours aussi plaisant mais difficile de par ses successions de relances et parties roulantes . STAT : . Météo : Couvert, 20 °C . Départ : 9h00 – Mangolérian ( à 15 kms de Vannes ) . 2eme / 80 partants . 49 Kms , 1300 m. D+ . 3h49’54 ( premier en 3h47’34 ) May 02 Le Fab tout casséLe poids des ages faisant , c'est en vieux pepere tout bloqué du dos que je termina et commenc cette semaine ...
Le tri condat est desormais annulé pour ma pomme , saloperie de mal de dos ....
Pas couru depuis Samedi ,ca faisait longtemps que ca m'était pas arrivé , la pente glissante est là , les bobos s'accumulent ....
Prochain objectif a soigner , le Mercantour et ses 102 km ...
Fab |
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