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May 27 La racine mauditeEt oui , de3 semaines a tirer la patte , satanée rine du tri condat . Le doc nous dit que c'est du micro déchirement de tissus , faut que ça cicatrise ,jus d citron tous les soirs sur la rotule !!eehehe
Malheureusement c'est dedans que ca se passe , ca prend en general 6 semaines d'indispo ..
Obligé de refaire du velo et des sequance de CA pde 30 min max , apres ,ca chauffe trop , stop immediat .
Le mont c'etait donc rapé, esperons que la mecanique soit en route pour le marathon du Mont blanc fin Juin , sans oublier la semaine au vert à cham en enchainement .. sinon j'emmene le velo pour monter au brevent ...
Aller , faut connaitre la blessure pour aprecier les bonnes sorties ..
May 13 VICTOIRE AU TRI CONDAT HENT Un gros finish et c'est le retour de l'hermine a la maison .
Le texte tout de suite , sans chichis !!!
TRI CONDAT HENT 8 Mai 2008 Trail - 44 Kms - 1100 m. D+
L e « parisien » est de retour une nouvelle fois sur les terres du Pays de Vannes qu’il commence à connaitre si bien … Et oui , on aligne de nouveau la carcasse cette année sur ce trail de 49 kilos / 1300mD+ annoncés ( 44kms et 1100m.D+ réels ) avec un palmarès déjà bien étoffé sur cette course qui devient maintenant forcément fétiche . Le Bruno est de la partie également cette année , objectif UTMB oblige, il ramasse dans sa besace tout bon Trail qui lui passerait sous la main. Nous voila donc en tenue de guerrier , il est 8h15 ce 8 mai au matin , aux alentours de Vannes , tout proche de l’aérodrome de Meucon . Il est temps de s’imprégner de l’ambiance , du ptit jeu des pronostics avec les favoris . « Tiens Dominique , ça va ? en forme ? » , « ça va , ça va » , pas d’intox , on joue franc jeu . Un regard par-ci par-là pour scruter l’éventuelle présence de cadors du Trail avec qui il faudra composer , ça semble calme , la voie est plutôt dégagée , un rapide coup d’œil sur la liste des inscrits , aie ,premier coup au moral , notre ami Pat Lothodé est sur les rangs , vainqueur des Templiers il y a quelques années ,c’est du sérieux , un spécialiste , du lourd , un gros poiscaille . Espérons qu’il ne vienne que pour se mettre en jambe pour ce WE ( Trail de Guerlédan) . Eh , dis donc , on n’a pas encore parlé de météo ,c‘est pas croyable ça ! Tiens , le temps semble clément, pas de vent , 15 °C , parfait pour courir . Les dossards sont épinglés , les « Kamels » sont bien rivés sur les épaules . Seul problème, celui de Bruno semble être victime d’une légère fuite plutôt impromptue à quelques minutes du départ, c’est pas le bon plan. Ouf sauvé , le trou se situe sur la partie supérieure de la poche , deux trois gorgées et le problème est vite résolu à 6 minutes du coup de canon .. Pour revenir sur le sac, cette année je me la « ouej » un peu à la « Marco Olmo » , la légende veut qu’il confectionne lui-même son matériel notre star de l’UTMB, chaque couture étant finement étudiée et placée au bon endroit . Pareil pour mon sac , avec l’aide de belle maman , je modifie cette semaine un sac top custom avec la sangle abdominale qui va bien et la pochette GSM de Bruno fixée pour y glisser les gels énergétiques . Un model breveté je vous dis, « Raidlight » et « Lafuma » se l’arrachent en ce moment … Parlons technique rapidement : on embarque 1,5 l. d’ « Hydrixir », 3 gels et deux barres . Ce devrait suffire, avec le ½ « gatosport » de ce matin et les recharges en « Malto » des 2 jours précédents . C’est sérieux le trail , il faut que la mécanique soit bien huilée ,cette année on est partis pour tester les attrape- zozos de programmes énergétiques avec du bon gâteau de mamie « Overstims » à 4500 $ le kilo et les gels au caviar d’espadon glucidé en eau libre , histoire de voir ce que ça peut donner . Verdict : ça semble pas trop mal pour l’instant .. A confirmer dès ce matin sur les vallons du Pays de Vannes . Bon , aller , revenons aux sources, la course , je veux bien sûr parler des rituels du coureur : la ptite crème anti frottements , les scotchs bien placés , le précis choix des chaussures , le short moule-moule , le marcel qui va bien , chaque détail compte pour mettre toutes les chances de son côté . En parlant de chaussures , Bruno me conseille d’enfiler le modèle Trail , le préférant aux running typées routes que j’affectionne habituellement sur ce parcours . Ce choix s’avérera judicieux … Aujourd’hui c’est le challenge de l’année , faut jouer la place . Bien gérer l’effort sachant être à l’écoute de son corps (formule qui boucle dans les canards spécialisés !!) tout en restant bien imprégné sur le tempo de la course et tout ce qui peut s’y passer . Il faut donc bien forcément avoir une autre approche que d’habitude où la simple écoute de ses sensations prend le pas. Bon aller, on arrête là les vaines palabres, entrons maintenant dans le vif : de la sueur , des montées , des descentes ,du plat , des accélérations, des plans intox , des coups de moins bien comme dirait le Cyr , et puis ces fameux moments de plénitudes . Restez avec nous mesdames, messieurs, vous allez en avoir pour votre argent, tout ça est au programme aujourd’hui ! 8h58 , Le briefing est donné , le départ est imminent , le speaker annonce les forces en présence , je fais parti des favoris du jour avec mon dossard « 1 » sur le bide ; un gars qui tourne en 2-30 au marathon est aligné et Pat Lothode est là également , ca va se fritter aujourd’hui . N’oublions pas notre champion local Dominique et bien sur Gwénael qui finissait 3 ème en 2006 . Et c’est parti pour cette matinée de trail , ça commence tout doux , pas de surprise . Le tracé initial sur le bitume est raccourci cette année , notre groupe de 5-6 commence à douter du parcours . Pas de problème , tout le monde suit derrière , nous restons sur les bons rails , ça ferait tâche de se planter dès le départ , on est partis pour 3h30/3h45 quand même . Cette année , je me suis fixé de partir au chaud , ne pas jouer au cavalier seul , à l’aventure , tel un fugitif, la meute de clébard aux basques , sauvagement attirée par le sang chaud du gibier en fuite . Je reste plutôt bien loti dans ce groupe qui se forme dés le début de course , on y va pépère , ça cherche pas l’attaque , tout le monde reste bien sage , le doigt bien aligné sur la couture du short, une bonne mise en jambe pour ma chaudière . Le charbon suit sa lente combustion paisiblement , mais la transpiration évolue par contre rapidement, le temps est lourd ,ça sent l’orage comme on dit . Oulala , ça y est , le Dominique commence à ressentir des fourmis dans les mollets , il attaque direct au bout d’ un quart d’heure . Mais comme à son habitude , il y met un grand coup et s’essouffle le ¼ d’heure qui suit , le coup d’intox par excellence . Ca a le mérite d’engager les hostilités tout ça , nous sommes 3-4 à lui avoir emboité le pas , quelques écarts se forment déjà , on commence à rentrer dans le vif du sujet , la balade c’était sympa mais ce matin c’est baston générale , bourre-pif dans le tarin, ok , mais dans les règles , pas de coup sous la ceinture ,on reste loyal , corrects, l’attaque s’amorce gentiment et on ne laisse pas trainer la pate pour faire se gameller le collègue , on fait ça bien sur le Trail . Enfin , on commence à s’amuser un peu ! Je me retrouve donc avec Gwenael, Sylvain et Dominique , ça avance pas mal avec ce petit groupe , on ne force pas le talent , mais le début de parcours étant assez vallonné , le palpitant monte rapidement dans les tours . Au bout de 45 min de course , c’est à mon tour de forcer un peu le talent . Attention , on ne parle pas de gros coup de gaz , simplement une élévation régulière du rythme , il reste 3h00 de course estimée ,faut pas d’emblée danser le Mia cousin , j’avais trop galéré l’année dernière sur le finish pour griller les cartouches du guérilleros mexicain des le début . Je creuse gentiment l’écart , personne à vue , ca se passe pas mal , avec toujours l’idée maitresse du jour , ne pas trop vite forcer ,lisser une belle foulée rase , en douceur ,le pied souple, des descentes les plus fluides possibles et des montées « au train » . Mais je ne vous cache pas que la forme n’est pas réellement au rendez-vous … Ca y est , on entre dans le dur , de l’émotion , des drames , des cascades , tout ça c’est pour toi public !! La fatigue se fait sentir au bout d’1h30 de course , déjà ?? c’est pas le bon plan . Je garde toujours à l’esprit Vincent Delebarre complètement cassé au Grand Raid de la Réunion , en train de faire la sieste puis repartir pour finalement l’emporter ! Je ne désespère pas , « ça revient » comme on dit dans le milieu. Mais bon , sur 3h45 de course , t’as pas trop le temps de te refaire une santé , faut opter pour la méthode Assimil , le cours de patate façon accéléré . Je force la prise de boisson et de barre énergétique pour presser un peu le retour à la normale , la montée de jauge . Sur une perte de lucidité , je me fais alors sauvagement agressé par une racine ! Aaahhh , la gamelle d’anthologie , ca cogne très fort sur le genou et le tibia droit . Sylvain en profite pour passer devant gentiment , il a posé des pièges le gars , on peut pas lutter contre dame nature , le requin Blanc il arrivera toujours à bouffer le surfeur candide ! Gwenael n’est pas très loin . Je me remets gentiment de mes émotions , le genou n’étant pas trop douloureux, et tente de suivre un bon tempo imprégné par Sylvain . Il avance le zozo , ça rigole pas , un bon routard , il enchaine la foulée propre et adéquat sur les montées , je force un peu pour ne pas lâcher mais ça sent la grillade cette affaire , la pièce de bœuf aux fines herbes de Provence , ou plutôt , vous savez , la chipo qu’on a oublié sur un coin de barbecue , il va falloir gratter le cramé pour en profiter .. Je force donc trop et décide de laisser un peu filer le poisson tout en essayant de le garder à portée de vue ( pas fou le gars ). Nous sommes à peine à mi-course , on va gentiment espérer que la forme revienne avant de se cramer à perte . Je me fixe alors un petit rythme sympa , pour limiter la casse , ça avance pas si mal finalement, la bonne alimentation/hydratation commence à porter ses fruits , l’avantage du kamel sur ce parcours est certain , j’arrive au ravito et recharge en carburant . Ca devrait suffire jusqu’à la fin selon mes estimations du jour . Déjà 2h00 de course ,ça passe vite dis donc . Gwénael profite de mon arrêt au stand pour revenir à ma hauteur , nous faisant un passage ravito typé marathon le gobelet à la volée ,il se croit encore au 42 de paname . J’ai pris le temps pour ma part de changer le train de pneu et monter le curseur du réservoir au maximum , prudent . Nous partageons quelques minutes ensembles mais je commence à prendre le large en filant naturellement, pas d’attaque franche . Nous arrivons dans une zone assez roulante , j’allonge une foulée assez propre et la forme revient plutôt pas mal , faut l’avouer , ça progresse correctement alors que la pluie commence à vouloir faire partie de la fête … Ca paraissait trop angélique cette histoire, un peu de pluie devrait faire l’affaire pour garder le public en haleine… Des trombes d’eau s’abattent sur la Pays de Vannes , Les Favelas de « Saint Avé » sont ensevelis pas des milliers de Mètres cubes de boue dévastatrice !!! Je noircis le tableau mais ca tombe pas mal quand même . D’un coté , cette douce pluie bien fraiche permet de refroidir la chaudière qui commençait à monter en pression , mais de l’autre , le terrain va forcément devenir plus gras . Sylvain est toujours à portée de vue ,pas loin le gars, y’a peut être un coup à jouer… Le rythme commence à être soutenu mine de rien, ce n’est plus le moment d’économiser le bonhomme , on rentre vraiment dans le jus , c’est du sport l’ami . Vient alors le moment de passer le deuxième réel ravitaillement , moment opportun pour faire un rapide checkup . Relevé des jauges . Glycémie , genou , état de forme , niveau de la poche à eau . Ca se révèle plutôt pas mal , je ne prend pas le temps de m’arrêter , les vivres devront être suffisantes . D’autre part , cette longue montée bitumée pour arriver au stand nous permet de jauger les écarts , pas plus de 2 minutes , c’est encore jouable finalement cette première place, tout en assurant la seconde ..Dur dilemme à négocier . « Vas-y Grassi , il est pas loin devant et t’as personne derrière ». On dirait qu’il est connu comme le loup blanc , le parigo ..et puis personne derrière c’est vite dit .. Bon aller , un sentier sur la gauche , je reprend le tempo sérieux, il nous reste une heure de course max , c’est le moment de tirer un peu plus sur la bête . Les plats sont négociés sur du 14/15 Km/h , ça avance pas mal et le long passage roulant le long du stade approche , je le sens , ce sera le moment ou jamais pour filer un bon coup d’accélérateur !! Dernier point d’eau , je choppe rapidos 2 gels ( 1,70 € l’unité , faut pas cracher dessus !!! eheheh ) , et zou , la montée sur la gauche pour quitter le bitume , c’est bon je m’y retrouve , le parcours imprégné , comme à Paris , les quais , porte d’Auteuil !! Une belle montée s’amorce , elle n’est pas évidente celle-ci , surtout après 2h45 de course . Ca se passe pas mal , et arrive enfin le long passage roulant qui peut se révéler assassin pour le palpitant. Je continue sur de bonnes bases , 3’55 au kilo , non, je blague , le trail c’est tout au jugé .. L’accéléromètre annonce 35 kilos parcourus , la ligne droite longeant le stade n’est pas loin .Ca y est ,après quelques passages techniques , je prends la 4 voie , clignotant à gauche , j’enquille la 6ème , conso surveillée , 130 max , radars automatiques , Péage dans 10 kilomètres , faut tout lâcher maintenant . J’ai une patate d’enfer , un truc de fou , le coup de pompe est oublié , il pleut des cordes , c’est dantesque , le terrain devenu gras révèle quelques pièges mais je file à 16-16,5 sur le plat , la Suunto va exploser , c’est du marathon gars !!!! Sylvain avance pas trop mal , mais la mécanique est lancée , le rouleau compresseur est en marche ( j’exagère un peu , toujours pour toi public ! ) , l’écart se rétrécie sensiblement , je commence à croire au bon plan du jour …. Ca fléchit pas tout ça , quelques passage en sous bois sont négociés au plus juste et puis de nouveau une longue partie plate approche .Celle-ci peut se révéler terrible en cas de forme diminuée ( édition 2006) mais terriblement efficace avec des cuissots et une patate d’anthologie . Ca avance , je serre les dents , accélère dès que possible , écarte les branches à grand coup de bras , un guerrier .D’accord , vue d’ici ca peut paraitre bizarre mais quand on court depuis 3h00 , on n’est plus totalement maitre de ses sensations . Je commence vraiment à y croire , Sylvain est à portée , nous arrivons presque ensembles à hauteur de la route de l’aérodrome pour ensuite filer dans les sous bois . Je le suis de près quelques dizaines de mètres puis file brusquement un gros coup gaz . Voilà c’est parti ,il faut tenir maintenant, il s’accroche le bougre, ne veut rien lâcher mais j’ai déconnecté les neurones, y’a plus rien la haut , tout le sang va dans les jambes, on ouvre les vannes , plein tube sur le cuissot ! Il doit rester dans les 20 minutes mais je balance comme un taré , chaque virage est négocié au millimètre , les descentes sont avalées à fond ,chaque virage est passé à bloc , à ras du tronc, les montées sont de nouveau courues , le cœur est proche de l’explosion, les cuisses brulent mais ca avance miraculeusement toujours aussi bien , y’a des jours avec . On ressent alors de drôles de sensations , il ne reste qu’un objectif , arriver au bout , sans se soucier des dangers sur le parcours , l’instinct animal ressurgit !!! C’est bon ça , je me retourne au bout de 10 minutes , Sylvain est lâché , je maintiens tout de même le bon tempo de bourrin , on sait jamais , faut rien regretter , en 10 minutes estimées il peut se passer encore pas mal de choses . Les bosses sont bien négociées, y’a rien à dire , c’est la course de l’année ,bien gérée , prudente et raisonnable puis totalement débridée, le bon scénario . Il faut maintenant éviter la gamelle inutile à l’approche de la montée de corde , le passage pris en sens inverse au début du parcours . Ca glisse cousin , la pluie tombe toujours aussi drue , le terrain est vraiment rendu gras , ça tire sur les bras . « Aller grand , t’es premier ! » « Je sais … sinon je ne serais pas en train de me rendre minable ! » eheh Bon ça !! Il doit rester dans les 5 minutes de course, ce passage là je le connais par cœur , je n’arrête pas de me retourner , redoutant l’attaque impromptue d’une bête féroce , c’est pas courant sur Vannes mais bon .. Le passage des genets , la montée est là , 1-2-3 virages et on y est . Je me retourne une nouvelle fois ,le danger semble éloigné , je prend le luxe de marcher un peu sur le dernier tronçon pour arriver frais à l’arrivée .. Faut pas non plus s’écraser comme une bouse sous la banderole devant la foule en délire !! 3-4 personnes , pas plus , sous la pluie , seuls les fideles bénévoles au chrono et le gégé sont présents pour accueillir du bon trailer détrempé . « Yes , man ». Je dois lâcher un truc du genre , pas trop cérébral mais ça fait tellement plaisir de finir en force ! Sylvain arrivera 2 minutes plus tard me parlant de ses chaussures qui glissent . Il aurait pu me faire le coup du slip qui gratte ou de la casquette qui pique , la prochaine fois faudra pas venir en tongues . Tout ça pour se faire payer une paire de crantées par son team .. eheheh ! Rapidement ,on passera ensuite sur l’interview Ouest France qui titrera « Le Parisien l’emporte de nouveau » , avant de filer sous la douche façon torrent corse , Camping municipal ou tu mets la pièce pour avoir 5 minutes d’eau chaude . Sauf que là à Mango , tu peux même pas mettre la pièce , vivifiant on va dire , tu déblayes rapidos l’argile des terres vannetaises et tu glisses sous la serviette . Bruno arrivera en 4h15, satisfait du tempo imprégné aujourd’hui .
La remise des prix révélera de nouveau la star du jour , l’hermine !! Cette année je ramène dans la besace un belle croute jonchée de l’animal fétiche orné de son sac à dos. Un coupe-vent Lafuma vient s’ajouter au lot avec le prix dessus ,mais si , mais si !! J’ai droit également à l’embrassade chaleureuse de gégé , je glisse mon discours d’une qualité toujours aussi irréprochable , le fameux ¼ d’heure de célébrité de Andy Warroll ... Nous pouvons enfin rentrer vers … Les urgences d’Auray . Et oui , le genou gonflé me fait horriblement souffrir le martyr ( bon j’exagère mais j’ai du mal à le plier ..) . Un contrôle Radio ne révélera pas de fracture . Il faut préciser que le doc n’a pas trop regardé les photos souvenirs . Un bouquin savamment posé sur le coin de son bureau m’attire l’œil .Ca cause de Physique Quantique ,les quarks , tout le bazar de l’infiniment tout petit-petit , j’en ai un peu bavé à la Fac . Du coup il commence à me brancher la dessus , en mettant limite les radios de coté .
· « Vous faites quoi comme métier ? Ah bon vous connaissez la quantique , j’ai écris un bouquin la dessus .. Tu sais » ( oui , au bout de2 minutes il me tutoie ), donc :
· « Tu sais , les gens ont une mauvaise approche de la quantique , il font semblant de rien comprendre , d’y écarter toute logique… » Ca y est il commence à me saouler avec ça ,j’en ai pas assez baver à la Fac ,tu pourrais pas mater mes diapos plutôt , garçon ?
· « T’as rien , c’est pas cassé » . · « Et on fait quoi ? »
· « Je te mets de la crème , des doliprane . Tu veux des béquilles , un arrêt de travail , t’as une assurance pour le sport ? »
Un peu plus et il me signait une invalidité 100% avec pension à vie .
· « Non , non , c’est bon , c’est pas où la sortie l’ami ?»
Pas moyen de le lâcher le prof , il continue à me brancher sur son truc d’acariens de la physique .
Il ne reste plus maintenant qu’à attendre l’article dans Ouest France demain matin , entre deux rubriques de chiens écrasés et accidents alcoolisés sur départementales …
Stats : · Distance : 44 kms à l’accéléromètre et sur la carte IGN · Dénivelé : 1150 Mètres de D+ · Chrono : 3h27’39 · 1Er / 63 classés
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