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August 01 6000D 2008 : The texteCa y est , c'est dans les bacs , sans fioritures , le texte brut !
6000 D 27 Juillet 2008
3000+3000=6000 Classe de « Ce2 » . « C‘est bien Fabrice, tu as 10/10, une image pour toi ». Oauih , c’elle avec la girafe , j’aime bien . Calcul élémentaire, vous me direz ! Et bien vous avez raison .C’est pas compliqué la « 6D » comme on dit. 3000 mètres de dénivelé positif enchainés par 3000 de négatif. Ca fait zéro si on additionne bien.. J’y comprend plus rien ; oui mais si ça fait zéro c’est pas si dur que ça comme course. Sur le canard, ils nous font avaler que c’est du dénivelé extrême, bidon, « 0 » sur le papier, c’est tout ce que je vois ! Bon, il commence bien ce texte … 18h05. Noisy le Grand, devant la station « Total », on y revient pas par hasard, normal, le rendez-vous est donné ici, Bruno parcours en diagonale un « Sport et Vie » hors série sur le Tennis, ça s’invente pas !! Beau soleil, 26°C. David a 5 minutes de retard .Eh eh eh. Pour tout vous dire, ce WE aura été une véritable révélation pour moi, une sorte de parcours initiatique, une nouvelle vision du monde. Mais si, il existe, il est bien réel celui qui traine encore plus que moi !!!! David, merci, je me sens moins seul à présent. Bah oui, d’habitude, c’est toujours moi le dernier. Le Cyr et le Bruno en font l‘expérience régulièrement, le gars qui prépare son sac de course pendant 1h00 le soir et autant le matin alors que les autres mettent 20 minutes max, c’est qui ?? Moi ! Le gars qui passent 3 plombes à choisir un T shirt chez Intersport , c’est qui ? Encore Moi. Sauf que là, j’ai trouvé mon maître … notre ami David ! Mais que ça fait du bien de ne plus passer pour le gars qui prend toujours un peu trop son temps !!! eheheh Bon revenons à l’ambiance de course, c’est bien pour çà que l’on est ici quand même. La nuit du Vendredi sera l’occasion de faire une halte au Formule 1 de Lyon saint Priest et son pt’it Dej’ à 1 € . Les bons plans de tonton Fab , ça s’appelle, y’a le sticker sur la vitrine à coté du « Ptit futé » ! « Y’a plus de pain, Ya plus de pain » s’écrit David , il doit être 6h45 , pas plus , il en profite pour nous balancer un polochon pleine face . Réveil mouvementé vous me direz ! Ne captant rien à la situation, nous prenons la direction du Ptit dej. 7h00 ! Mais il est 7h00, et puis il y en a du pain !!! Le David, il a dû faire un cauchemar mettant en scène une baguette géante, le plan façon « 4 ème dimension » , avec un gros pain de campagne denté à souhaits . Enfin , on se régla bien , 1€ c’est la promo de l’été quand même , on doit rentabiliser le plan à 900% , demain on court sérieux , faut charger en glucose .. Nous prenons ensuite la route vers Bourg Saint Maurice, il doit nous rester 2h00 de route . Albertville, STOP !!!! nous passons tout près de l’Intersport , ca vaut le coup de filer un coup d’œil . Nous en sortirons 5 heures plus tard. J’exagère, une bonne heure, on va dire ... David a essayé tout le magasin, j’ai moi-même hésité sur quelques matos sans rien prendre ( !!!) et Bruno est reparti avec une couverture de survie à 2.90€ .La Tableau est dressé , chaque protagoniste est fidèle à sa réputation. Bon c’est quoi ce texte ?? J’imagine le gars qui a fouiné sur Google pour trouver un texte sur la 6D et qui tombe sur ce truc avec analyse psychiatrique, psychologique, tout ce qu’on veut !! Déçu le bonhomme ! « Qu’est j’en ai a faire de tout ça, je veux du dénivelé, de la sueur, du suspens !! » T’en aura mon pote. Patience. Bourg Saint Maurice, 10h30, c’est jour de marché, nous arpentons la rue commerçante en ce beau samedi matin, la foule est dense, le soleil nous tanne sournoisement le cuir. On se croirait à la « Rue Montgallet » du saucisson et du claclos . Y ‘en a de partout, un étalage sur deux proposant ces spécialités locales. 29€ le kilo pour la noix de jambon, 36 par là. Et apparemment 17 à la coopérative … Bon là le lecteur, il s’est vraiment barré à mon avis, il croit qu’il s’est trompé sur sa recherche « Google » : « 6000 dés » ; « Six mille D » ; « Suisse mille bééééé » « Je comprend pas, je tape bien ce qu’il faut et je tombe sur un mec qui me raconte son marché, qu’est j’en ai a fou… du prix du jambon !!!! RHHHH . Je vais rechercher des textes sur les Templiers du coup ! « Arghhh, je tombe encore sur ce mec là qui parle de bananes …. !!!!! , c’est pas vrai , c’est quoi ces Cyrfab ????» Aller on accélère , après une pause restauration ( pasta pour varier ..) , nous nous prenons la direction des Chapieux pour entamer une ptite rando sympa jusqu’au refuge du Bonhomme, ça va nous faire 2h00 pas plus au jugé , un bon repérage pour un tracé que nous emprunterons à la frontale , vers 3h00 du mat , lors de l’UTMB ... Sac à dos, barres, tout y est , c’est parti . Au bout de 30 min de montée, David coupe son effort, net, il nous laisse filer vers le col pour aller roupiller dans la Passat. Nous continuons notre route avec Bruno et arrivons au bout de 1000 m de D+ ( 5kilos ) en 1h00, un ratio habituel en rando . Le temps se couvre, le coupe-vent est vite enfilé, un rapide coup d’œil sur le panorama et la descente est vite amorcée. La menace orageuse est bien présente et une grosse nappe de frais brouillard s’abat sur le sommet. Nous descendons donc à bon rythme sans forcer, Bruno s’amusant à expérimenter des raccourcis en coupant le sentier et en appréciant le temps que nous mettons pour rejoindre nos chemins. Il est prêt pour couper sec sur l’UTMB !! Sacré renard celui-là. 1h53 après notre départ, nous retrouvons David somnolant dans le break , un bouquin endurance à la main , aux titres évocateurs : « Comment descendre en Trail » ou « comment réussir son premier trail » . La pluie s’abat sur La vallée quelques minutes plus tard, il était temps de rentrer !! Direction le gite de la « Thuile » (ça s’invente pas !!) pour une douche express et il est déjà temps d’aller récupérer les dossards à Bellecôte ( Ric-Rac à 10 min près ..) . La Pasta se déroule à Plagne centre, nous patientons quelques minutes au frais avant de déguster le traditionnel repas du guerrier et de trouver ensuite couchage au gîte. 5h54 : Réveil des troupes, Gatosport avalé, café englouti, nous prenons la direction du plan d’eau de Macot où se situe le départ ( 694 m d’altitude). Enfin !!!! Une page et demi pour arriver au départ de la course …. Le temps est magnifique, comme toujours, un filet de brume caresse tendrement le plan d’eau (que c’est beau, snif). 760 trailers prendront le départ ce matin. Nous nous plaçons pas trop mal, ni trop prés des cadors ni trop loin . 8h00 pétante, le coup de feu est donné ! « Bonne course les gars » ! Ca file rapide sur cette première partie du tracé, 3 kms en légère descente sur la piste cyclable, le long de l’Isère, « l’accéléro » indique du 15-16 km/h, c’est bon, on fait sa place gentiment, sans se cramer, on aura tout le temps nécessaire par la suite pour faire son trou. La première montée s’amorce au bout de 4-5 kilos, un sentier sinueux, les dépassements sont difficiles, ça court encore un peu mais je prends le temps de marcher, il faut réguler l’effort en ce début de course. Je transpire comme un rat, pas moyen de limiter la sudation, c’est impressionnant ! Chaque année ça me fait le même coup. Faut limiter les pertes hydriques, une ptite gorgée toute les 5 minutes sera nécessaire pour compenser tout ça. La montée est régulière et raide, il est quasi impensable de courir pour un gars comme moi, je file les mains sur les cuises et Corinne Favre, mon lièvre du jour, la première féminine prend déjà le large . La monté se fait « au train » et c’est en 1h28 que j’atteins la station de Aime 2000. Le mercure commence à monter sérieusement, la vue sur le Mont blanc est magnifique. Premier contrôle, je dois être dans les 50 , classique place sur mes dernières éditions . Une rapide descente s’amorce et 5 minutes plus tard nous voici à Plagne Centre, un coup de flotte , deux trois tranches de pain d’épice et je file , direction la « Roche de Mio » et ses 2700 mètres d’altitude . Certains passages se trottinent, c’est le moment ou je croise Jean Marc, 2 ème du « Beaufortain » 2006, une vieille connaissance, il a pas de jambes me dit-il .Pas pratique pour un trailer. Le Lac des blanchets approche, j’ai la patate des grands jours, y’a pas à dire, le ventre me laisse pour l’instant tranquille (normal c’est la montée..), la jambe est plutôt mollasse mais la lucidité reste exemplaire, un pierrier, et nous voici sur la montée de la « Mio ». La déception est au rendez-vous, le passage dantesque avec escalade à 4 pattes a été coupé, nous devons emprunter le grand lacet. « Roche Mio » , 2H26 de course. Quelle ambiance, la foule en délire nous acclame, nous sommes identifiés par nos prénoms (inscrits sur les dossards) .Yes, la descente vers le col de la Chiaupe approche ! Un régal, de grands virages nous emmènent jusqu’au pied du glacier. Ah ça je le connais parcours, ma course fétiche je vous dîs, 5 ème édition pour le « Fab des Cyrfab ». C’est à ce moment précis que je rejoins Corinne dans la descente roulante nous menant à la Chiaupe . « Col de la Chiaupe » , 2H37 de course. Nous allons maintenant effectuer une boucle en montant à 3050 mètres, ce sera le point culminant du tracé pour attaquer la quasi descente vers Macot . J’en profite pour remplir les batteries, première ( et unique) mise à niveau du Camel : Je galère comme un malade pour glisser mon sachet d’hydrixir dans la poche à eau , c’est pas possible ,ça me rappelle ma transition natation/vélo au tri découverte de Quiberon , le gars il se bat 2 minutes sur la plage avec sa combi , l’attraction du jour !! Corinne en profite pour filer vers le glacier, je suis de près mais ne parviens pas à revenir à son niveau. Le parcours est vraiment crados, y’a pas réellement de sentier, on se débrouille comme on peut, quelques éboulis inquiètent à raison les poursuivants, ce n’est pas vraiment rassurant, nous progressons parfois à 4 pattes (enfin !!). La pente est raide, vraiment raide, le sol glissant, le caillou sournois, mais la forme est toujours de mise, on attaque alors la montée finale du glacier après un léger ravitaillement en eau et.. Pepsi Light !!!! Bah alors, à la montagne aussi y’a du light, y’en a pas que pour les parigots !! Jamais vu ça, du Cola Light sur un course, on va bientôt trouver du Slim Fast ou quoi ? Quelques passages de névés agrémentent le parcours, ca glisse cette saloperie !! J’atteins le sommet au bout de 3h18 de course, une grosse descente de bargeot nous attend avant de rejoindre la « Chiaupe » et boucler la boucle. C’est pas compliqué cette affaire, un gros pierrier se présente à nous, y’a pas vraiment de sentier, faut faire sa trace à la machette. Quelques points de peinture ornant les pierres indiquent la direction à prendre, un conseil, rien de plus, chacun gère son tracé comme il l’entend. Je vois filer Corinne et un réunionnais, ils ne sont pas si loin et font le choix de glisser sur la neige, je contourne la glissade pour crapahuter sur le pierrier, un peu plus long mais tellement moins emmerdant à dévaler. Le sentier commence à reprendre un visage plus classique, nous croisons alors avec Corinne quelques concurrents entamant leur montée. C’est pas le bon plan de passer avec la nénette, y’en a que pour elle : « Allez Corinne, c’est bien » « Vas-y Corinne » !! J’aurais alors passé 56 minutes pour boucler le tour du Glacier dont un quart d’heure pour le descendre. Col de la Chiaupe (Deuxième !!), 3h33 de course : Le ravitaillement est vite négocié, le camel est plein. J’ai tellement galéré à l’aller pour le remplir ... Nous entamons alors la belle descente vers le Caroley . Ca roule tout seul là-dessus ! Un beau sentier comme on aime, roulant puis technique à souhait, le but étant de gérer au mieux les petits raccourcis déjà tracés pour emprunter la bonne trajectoire. J’ai de la jambe, faut pas se mentir, mais la zone ventrale, on a va dire, me fait quelques misères. J’ai trouvé le bon stratagème pour limiter la casse, ça va vous faire marrer : je suis obligé de vider totalement les bronches avant d’avaler une gorgée d’hydrixir. Ok je sais, je ne bois pas avec le bronches, mais bon, la prise de boissons est favorisée avec cette petite ribouldingue, je ne cherche pas à comprendre. Le sentier technique est derrière nous, je viens de passer le réunionnais, j’enquille un bon tempo sur le balcon, assez roulant, des passages bien agréable quand la foulée répond. Nous y voila donc à cette ultime véritable montée, la montée vers l’Arpette !! Elle est tant redoutée, à juste titre. Pas si longue mais bien raide, à l’abri du vent, orientée plein cagnard. J’y passe vers midi, ça cogne sec. Je monte tranquillement, d’un rythme régulier, sans à-coups, ça se passe pas trop mal, j’arrive à enchainer une foulée sympa sur les parties plates, et rattrape même un gars sur le dernier raidillon. Il est aux fraises le triathlete, me demande quelques infos sur la fin de parcours. Nous voici donc face à cette belle descente menant à Belle Plagne . J’embraye sur la foulée du collègue, piste rouge ou verte, ça avance pas mal , nous rejoignons rapidement Belle Plagne, et voici encore deux concurrents de passés avant d’entrer en station. Quelle ambiance !! Façon tour de France, le camping Car sur le bas coté depuis la veille, réchaud butagaz dernier cri, le jaune au frais, la chtite olive qui pique , la parabole sur le toit pour écouter tonton Jaja , tout y est . Le ravito est là, encaissé entre les immeubles, ça résonne, nous voici revigorés avant d’attaquer la rapide descente vers BelleCôte , dernier point de passage . Et merdouille, filant un peu vite, je perd une nouvelle fois mon « accéléro » , 90$ aux US le truc , faut rebrousser chemin pour récupérer la techno ! Je le trouve sans peine entre deux cailloux et rejoins mes compères de l’instant pour un rapide ravitaillement en eau à Bellecote , 4h30 de course . Le Camel devrait suffire pour finir, il n’aura été rempli qu’une seule fois à la Chiaupe . Pas mal mon sac à la Olmo , trafiqué à la mano, le bon compromis .Il aura certainement son ticket pour l’UTMB celui-là . La foule est aussi fournie sur cette station, nous repartons tous les trois pour attaquer cette fameuse descente vers Macôt . Enfin une descente, c’est vite dit, je connais le tracé, cousin, j’ai souvenir de deux-trois raidillons et de 2-3 kilos de plats où une foulée propre pourra faire la différence … Il commence à faire vraiment chaud, nous allons encore prendre quelques degrés au fur et à mesure de la descente. J’attaque dès le départ, le ventre réagit moyennement bien avec l’apparition d’un pénible point de coté mais la canne est bien là, aucune douleur sur la viande, liée à la descente, la lucidité est totale, le ravito bien géré, ya de quoi faire un beau finish aujourd’hui. Je quitte alors mon compère du jour en attaquant au premier coup de D+, enchainé par un morceau de plat. Il doit y avoir 2-3 kilos bien roulants, je regarde le Suunto , ça frise le 14-16 Km/h, de bonnes sensations de marathonien apparaissent alors, désolé , on ne se refait pas !! J’enquille du bon gros tempo, bien propre, avec cette impression de bien gérer la course , sans la subir. Le dénivelé négatif commence à prendre place, les plats sont terminés, on file au dessert direct, la profiterole, sans chantilly s’il vous plait. On va maintenant réellement faire chauffer la mécanique maintenant, on active le rythme, des grosses pelletées de charbon viennent alimenter la chaudière. « Tchout Tchout !!!! Tous en salle des machines, il nous faut des bras ( euhh des jambes !!) ». Le passage en sous-bois est un vrai régal, les virages serrés, faut tout donner maintenant, il doit rester dans les 20 minutes de course, y’a plus personne dans le retro. Je n’aperçois plus personne .Devant non plus, d’ailleurs. Le sentier devient de plus en plus raide à l’approche du village de Sangot . Le tracé coupe régulièrement la route bitumée, nous empruntons une sorte de cour d’eau, la running de route dérape un peu mais elle a de nouveau bien rempli son taff aujourd’hui. Les cuisses chauffent pas mal quand même, sans toutefois donner l’impression du carnage musculaire ; Ca tient le coup, le speaker se fait enfin entendre, il doit nous rester 2 kilos, pas plus, j’aperçois au loin deux concurrents, ce sera trop juste pour revenir à leur hauteur. Je glisse alors tranquillement sur la route bitumée nous menant au plan d’eau , ça y est , nous y sommes, ce demi tour de lac sur la pelouse bien tendre , du touriste à gogo venu se dorer le nombril , le cornet de « Extrême Vanille-Chocolaté » à la main , l’accueil est chaleureux en ce beau dimanche, j’attaque les derniers mètres , la levée de bras est automatique , l’instinct du trailer qui a toujours m’impression d’être arrivé premier , l’arrivée étant toujours une chère récompense ! Mais je vous le dis que les trailers sont des poètes !! Il m’aura donc fallu 5h17’52 pour boucler ce parcours, dont 48 minutes pour dévaler de Bellecote sur 1500 mètres de D- . Je finis 15eme au scratch. Il est maintenant venu le temps de glisser dans le plan d’eau, en slip ! Ca rafraichit. Apres une efficace séance de massage, je croise David et Bruno qui ont bouclés leur tour en 6h15 pour se placer dans le top 100. Le parcours était annoncé plus long que sur les éditions précédentes, d’où le chrono pas si extraordinaire (faut compter apparemment 10 minutes de bonus). Nick Sharp boucle le tracé en 4h41.
STATS :
· Chrono : 5h17’52 · Place : 15 ème / 668 · Premier : Nick Sharp , 4h41 · Bruno : 90 ème , 6h16 · David : 87 ème , 6h14
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