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November 16 Lapinou , Lapinou , viens par là !!! Semi de Boulogne, terrain de Chasse .La saison de Chasse n'est pas encore lancée mais c'etait bel et bien la chasse au lievre de garenne ce WE.
Eh oui , j'étais bien sur de retour sur le bitume de boulogne en ce doux dimanche de Novembre , pour jouer une fois de plus le rôle de meneur d'allure sur 1h20 . La voile Jaune au vent , les antisèches/temps de passage dans la main droite, accéléromètre dans la main gauche et chrono sur le poignet .Me voilà parré pour "faire le métier" comme on dit , taffé un dimanche ,c'est pas malheureux, ça, cousin ???
Quel plaisir mais quelle pression également ! Faut pas se louper , c'est clair , pas question d'avoir la ptite bulle de coincée dans la bidoche, le chtit bobo bien caché ou le lacet qui se fait la malle , sinon tu te fais lyncher comme un lapinou , pour le coup ..
Je retrouve le Jerome du taff et le David , bien décidés à me filer les basques ce matin . Fait chaud ce matin ca va suer a grosses gouttes.
C'est un vrai taff ce truc, pas question de doucement s'évader, penser aux ptits oiseaux du 9-2 ou admirer la seine et ses belles couleurs automnales, faut être concentré un max , l'oeil sans cesses rivé sur le chrono et éviter les malheureux écarts de 3/4 secondes assassins , c'est la mecanique qui veut ça, t'as pas le choix .
Apres , il y a ces fameux toboggans à gérer. Là, c'est une autre histoire, faut amortir les chocs, les secousses agressives du tracé ,compenser les kilos chèrement payés pour couler en douceur sur les hectomètres moins éxigeants. Sans parler des lascars qui te tapent la discute et te sortent sympathiquement de ta concentration qusi monacale. Et là , ca peut vite lisser mine de rien sur le plan galère, t'appuies le pas comme une brute pour filer sur ton tempo habituel, emballé par l'ambiance, le clac-clac régulier sur le bitume, et t'as une cinquantaine de gus qui crient misère à l'arriere . Si tu tombes la dedans, je donnes pas cher à ton intégrité physique la ligne d'arrivée fraichement passée ...
Tout ceci est une fine alchimie à maitriser .. Dans les contrées parisiennes, on m'appelle le coucou suisse, faut assumer , l'horloger grand standing, t'as pas le "made in china" collé au dos , ça a muri à "scchhhttaaddtt" tout ça , dans les alpages, au beau milieu des ruminants. Y'en a meme qui disent qu'il n'y a que le bon air frais de la haut pour obtenir une mecanique si bien huilée. Enfin , bon, les hauteurs de Villiers à 75 mètres au dessus de la Marne ça fera l'affaire.
Revenons, au semi maintenant !! Je pense toujours au pauvre gars qui tape "semi de boulogne" dans gouugeulle et qui tombe par hasard sur ces conneries...
En ce qui concerne les chronos, on passe au 5 kilos dans les 8 secondes plus lent que prévu , c'est finement joué ,quelle stratégie de haut vol , je tente en effet cette année de partir une miette plus lent que le tempo dicté par la calculette ( on est pas des bêtes !!) , pour monter gentiment en pression , histoire que l'ATP ( mais non ,pas le classement de tennis !!) fasse son boulot , faire chauffer le cuissot en douceur, et enfin finir en déroulant et en filant des gros coups de pieds au fesses à foison !! en parlant de montée de température , attention , pas de méprise, le cuissot tu ne le grilles pas direct sur le gros feu , sinon ca devient imbouffable ton truc , faut laisser les fibres chauffer en douceur ,t'as beau arroser d'huile d'olive au baume du tigre, ca craque sous la dent , c'est pas agréable . et puis en laissant mijoter au bouillon pendant des heures , c'est pareil , tu tapes dans le gustatiff médiocre . Faut juste trouver le juste milieu. tiens hier soir il repassaient le Diner de cons, ca me fauit penser . Tout ça pour dire que l'on part assez prudemment cette année, sans se laisser griser non plus par la mouvance générale..
On passe au 10 en tout pil 37'54 , ca fait zizir , y'a pas a dire , on enchaine ensuite les kilos ,sans trop forcer, pour se coller sur du 4/5 secondes plus vite que le plan de marche , la tactique de fin stratège se déroule à merveille , km 17/18 , là , je sens que c'est bon , ca roule tout seul , le tapis roulant de montparnasse , pas le plus rapide qui déconne tout le temps, non , l'autre, plus lent mais fiable , réglé au diapason ... , on s'y retrouve dans ce texte !!
Les compagnons d'aventure commencent a deserter gentiment l'équipage, faut l'avouer , il ne reste plus que quelques morts la faims, des accros venus pour "taper le 1-20", pas question pour eux de revenir a la maison en 1-20-30 !!
J'en accroche un "quinenveut", un bon ptit gars , je glisse quelques conseils par ci par là , toujours du texte finement sélectionné, "t'en fait pas, il reste 8 minutes !! "
Le pauvre, il ventile comme un marcassin asmathique , la ventoline en intraveineuse, il est en fond de cuve le gars, je n'attend pas qu'il me tape la discute mais ça devient inquiétant , t'as l'impression d'être au beau milieu d'une migration de Yacks sur les plaines de Ngorongo ( Private pour les connaisseurs ..).
"allez grand , faut tout donner , un dernier toboggan, on déroule dans la descente , ptite foulée en montée, tu amortis sur le plat et tu me laches au dernier kilo , ligne droite , virage a droite et tu leve les bras sous les 1-20 ".
J'en dis des conneries quand meme . Mais bon , ils sont tellement dans le dur que tu peut leur pipoter n'importe quoi sans scrupules !! ehhe
bon, lui , c'est fait ! Tiens je vais esayer d'en attrapper un autre pour le tirer par la peau de la "sseuufe" sous les 1-20 , oh mais , j'ai la prime au mérite quand meme !!ehe
Je ne vais pas non plus saboter mon chrono digne du coucou suisse pour aller en chercher un autre ! Je glisse alors gentiment sur les tous derniers mètres pour peufiner le chrono.
Je leve enfin les bras sous l'arche gonflable, 1h19'59 au chrono officiel. Contrat rempli mais quelle pression !!! Quelques mots rapidement lachés au speaker et me voila retombé si vite dans l'anonymat ,les autographes , les enfants aux yeux pleins d'étincelles en voyant ce voilier passer à 15,8 km/h !!!!
Le vent est maintenant tombé, la voile s'affesse doucement et me voila contraint à sortir les rames pour acoster irrémédiablement jusqu'au scenic ..
Fablievre. September 06 15 kms du Perreux : 4emeVu comme ça , on pourrait envisager une amertume péniblement dissimulée, une déception certaine après les deux dernières victoires consécutives sur le tracé du 21 kms ( ok , c'est pas la même distance donc pas la même course ..) mais là , lecteur assidu , y'a pas de regrets à avoir , on pouvait pas aller plus vite que la musique . L'explication de texte ...
Nous voici au rendez-vous de ce début septembre, la rentrée des classes pour les habitués du macadam val de marnais . Le mollet est bien doré et l'envie de refouler le bitume est bien là . Y'a du monde aujourd'hui , dis donc , le Cyr qui signe son retour sur le bitume ( événement !!) , Sylvain et Isa, et le carlito qui doit se terrer comme un furet sur la ligne de départ ( pas vu ). Bon deja faut annoncer la ptite particularité du jour , les départs du 7,6 km et du 15 km sont couplés. Ca va forcément partir sur un rythme de barge, on s'y attend ,c'est deja ça . Eh ! , booom , c'est parti , pas le temps d'ajuster le lacet 4/5 fois et remettre le slip comme il faut une dizaine de fois ( les Toc du coureur) , ca part sur un vrai sprint sur les premiers kilos , ca avoine comme jamais , j'ai mis le curseur un peu haut ,ok , y'a le titre a defendre et puis il y a aussi le grand pere qui est au taquet : "Ok , 2 eme au cul d'Enfer c'est bien mais au perreux c'est premier !!! "
Argh,si c'est pas de la pression , ça ... je m'y connais pas !
On part donc sur du 3'15 / 3'20 sur la première partie de course , je vais exploser ,c'est pas possible !!! Faut pas brusquer la vieille carne ... je serre les dents mais sens bien que ca va craquer, le souffle est hyper court , la forme moyenne et la jambe flasque . Un petit groupe se détache , deux fusées bien racées , à la foulée propre et bondissante, se détachent . Alors que j'ecrase mon vieux cuissot sur le bitume , je vois s'envoler les gazelles puis deux autres encore (apparemment sur le petit parcours) , je dois etre dans les 7/8 au 5eme kilo ( 16'42 !!! trop vite qu'on vous dit ... !!! ).
J'accroche le wagon coute que coute , faut pas decevoir le tifo habituel , j'arrache tout , vite fait la ptite gorgée au ravito entre deux respirations de phacochères
Y'a plus d'air en salle machine , faut envoyer de la globule fraiche mon pote, s'envoyer du stick menthol "Extra Fort", ventiler tout ça sinon ca va peter, on n'est pas à l'abris du syndrome de la cocotte minute déjointée !! Au bout de 7,6 kilos ,2/3 gars decrochent sur la droite pour boucler leur parcours de 7,6 kilod , me voila dans les 5, au jugé, on ne parle plus de podium mais vu comment je me suis arraché , faut au moins tenter un chrono référence, y'a rien de perdu !! eheh . Aller ,zou , 10 kilos ,34'06 , ca avance sérieux, et me voila revenu sur le 3eme, apparemment y'en a 1 qui s'est paumé .. nous sommes coude a coude mais je vois les limites de la mécanique se préciser et le laisse filer gentiment au km 12 , je regule alors en forcant le talent sur le finish pour boucler un bon chrono , 1 min sous le record perso de Charenton , c'est pas deguelasse !
Notre Cyr finira pas loin du top 100 et Carlos/Sylvain dans les 15 . J'ai pas vu le resultat d'ISa .. oups ...
C'est pas fini , t'es déja parti su Youtube pour founier la video ou quoi ??? La remise des prix . finalement je suis resté pour mon lot de 2eme Senior ( 2 espoirs les premiers) . Me voila reparti avec une belle bouilloire electrique "SANS FIL" qui plus est !!! Du Wifi sur la bouilloire, c'est génial , on n'arrete pas le progret ! Par contre faut pas etre regardant sur l'odeur de phtalate qui disparaitra péniblement au bout de 5/6 montées à 100 °C ..
Stats :
Distance : 15 Km
Chrono : 51'34" ( Premier en 49'55)
Moy : 17,45 km/h
Place : 4 eme / 400 ou 500 ??? August 30 Le Podium au "Cul d'Enfer" !!!Et oui ,une seconde place durement arrachée sur ce "cul" , un beau ptit trail de 22 bornes en Essonne, Mondeville . Bon , on se le cache pas , y'a 400 mde D+ , c'est roulant sur le papier . Ca démarre par un départ de chévre pour ma part ,"euh excusez moi , je peux passer ? aie , des zorties, j'vais rester derriere alors .." , du coup j'ai du mal a me faufiler comme Sylvain l'anguille pour rattraper la tete de course , et on se retrouve vite à 400 bons metres des zozos allumeurs , dans les 50 au général, pas mieux. Une vraie chevre , je vous dis ,avec un temps de réaction de pachyderme ,c'est pas gagné ..
J'entame alors la remontée des grands jours, le rythme est soutenu , les passages en sous bois sont négociés au plus juste , je force le talent aujoud'hui, le cardio prend une belle claque , mais la mecanique semble bien huilée , me revoila alors au niveau de Sylvain . Aprés quelques encouragements ,nous voila enfin dans la course , ça y est , on commence à y voir un peu plus clair , c'est le moment de chopper un bon wagon , un loulou ki assome une bonne foulée de bourrin , pas trop à l'aise en descente mais une sacrée chaudière , dur au mal , je me place au chaud derrière la loco , sans réeelement pouvoir allumer une mèche supplémentaire . On nous annonce dans les 7/8 au 10 eme kilo , quelques cotes bien raides permettent d'y voir un peu plus clair, nous progressons régulièrement pour revenir sur la tete mais la tache est ardue et le retard conséquent . La progression est propre , sans à coups , je prend alors les choses en main pour remplir le contrat psychologique conclu avec le collegue et éventuellement pour lui fausser gentiment compagnie ... eheheh ! Quel carnage pour les cuisses , chaque foulée appuyée entraine un vrai massacre pour la fibre musculaire finement tissée !! On allume , y'a pas d'autre mot , un sprint continu , sans pause , t'as pas le temps de pisser un coup ,refaire ton lacet ou déguster le 4 quarts trankilou sinon tu gicles du top 10 , les ecarts sont serrés , faut tout donner sans se poser de questions , on est dans la course !!! vient alors une longue partie plate , me voila recoller au trio de tête, ca devient serieux cousin , y'a la gloire éternelle ou bout du fil , je grignotte les deux places qui me séparent de la seconde pour me retrouver en chasse du leader , il est à vue le lascar , nous voici à une dizaine de mètre, pas plus , la ligne des 19 kilos est passée, 2 kilos et demi pour tout donner . il enchaine proprement les aspérités du trac éle lascar, rien à dire , je coince un peu sur les raidillons et manque de fraicheur , je dois le laisser filer tout en surveillant le retro, un coup de mou et c'est le podium qui s'envole . "1 kilo" qu'il me dit le gars, paisible dans son jardin, faut rien lacher , la meute est toujours a mes basques , les dents asséréées et prêts à dévorer la brebis . C'est imagé comme texte ,on en a pour son argent !! 1h24'09 , la ligne d'arrivée est passée , deuxieme place en poche, la cuisse lourde, 30 secondes aprés le vainqueur . Argh , pas loin ..
Sylvain boucle le tracé 22eme en 1h30 , le cyr en 1h56 , plutot satisfait de sa progression de reprise et Isa nous rejoint une quinzaine de minutes plus tard .
La cérémonie de remise de prix est vite balayée , on s'éternise pas pour embarquer une coupe en verre ( 48 kilos !!) et un sac Salomon . sans oublier le bon de réduction de 30 cts sur un pridit Omovaltine ! ! La classe !!!
Prochaine étape du "Fab's Quest" : Les 15 kilos du Perreux .
Stats :
August 26 Le Cul d'enfer , les 15 kilos du Perreux , la rentrée approche !! Et oui , ca approche tout ça , finie la glandouille sur les bords de marne pépère, arborant de la canne dorée et le ptit débardeur qui va bien. Faut retourner en salle machine, cousin, suer à grosses gouttes pour arracher quelques secondes sur le chrono , la voie royale de la compet est de nouveau sous nos yeux !! Ce sera d'abord un retour nostalgique sur "le cul" ce WE , un semi nature comme on dit , quelques bosses au programme et du cardio a volonté dans l'Essonne . Le Cyr et Sylvain devraient être également de la partie . Ca va chauffer sur les terrains sablonneux de Mondeville !! Suivra alors le parcours initiatique du Perreux . On s'arrête sur 15 kilos cette année , doc pas de pression rapport au titre à remettre en jeu , l'année dernière on s'étalonnait sur un semi .. c'est pas pareil !!! Eheh July 27 Ultra 6000D : L’ultra c’est fini !!Ok, ca fait 10 fois que je l’annonce, mais, là , on est obligé de se faire une raison quand même . 112 bornes et 5500 m. de D+ réels, voila le programme. C’est de l’ultra, je confirme, c’est long, quoi. De la rando qui va vite on va dire ... et une redoutable usine à me massacrer les intestins/estomac/boyaux !! C’est toujours le même problème qui me tombe sur le coin du nez , ça tient 5/6 heures et vlan , le dérèglement arrive , sournoisement , d’un coup , y’a plus rien a faire , les nausées débarquent, chaque pas couru est douloureux, montée, plat, descente ,même combat , toute forme d’alimentation devient très très compliquée . La descente aux enfers !! Bon, j’ai quand même fini ce bordel, histoire de boucler la boucle pour de bon ! 15h27 (5h00 sans manger et les 2 dernières heures en marche intégrale , c’est longuet !!) , 18 eme / 168 . Peut etre le texte bientôt dans les bacs … July 06 Marathon du Mont Blanc : 42,2 kilos de montagne . The Text !!!coucou , voila le texte du marathon de cham, disputé la semaine derniere. S'en est suivi une grosse semaine de montagne, avec notamment la grosse sortie solo record du Brevent par le col en 2h25 !! C'est le moment d'aller buller sur la plage, rien de tel qu'un texte bien long et pas trop prise de tete entre deux chichis et mascottes à la pomme !!
Attention faut pas se faire avoir comme un bleu, t’entends illico le mot magique, « marathon » et tu glisses dans le piège ... Alors forcément, tout de suite, tu sors le stabylo pour coller les temps de passage sur le poignet, les fioles ½ millilitre autour de la taille, le ptit gel qui va bien et qui te coute un bras au gramme (à chaque fois je le sors cet aparté !!). T’as même fait chauffer le gatosport à 180°C pendant 45 minutes pour optimiser la digestion matinale. Enfin, si tu suis les indications imprimées sur la boite, t’as droit à de la mousse au chocolat lyophilisée, j’arrive jamais à le sortir du four avant 1h30 le truc, avec l’impression systématique qu’il ne cuira jamais !! Tiens une idée qui nous arrive au vol, ce serait intéressant de tenter l’opération « Gatosport24 ». Le concept est simple, tu mets le gato’ dans le four, tu repasses 24 heures après et, au choix, t’appelles les pompiers ou t’essayes d’en avaler une miette pour te lancer sur le 42 de Cham’ !! Revenons à la course, finie la popote ! Nous revoici donc cette année avec le Bruno sur ce magnifique tracé du Marathon du Mont Blanc. Comme indiqué en préface, c’est un marathon, donc 42,2 kms, c’est pas des salades, ils arrivent à nous sortir une distance officielle au bout de radis près, il en manque pas une goutte, t’en as pour ton argent cousin, alors que de temps en temps, t’arrives à trouver le kilo à près de 2 euros, posé sur l’étalage. L’arnaque. Quand tu penses, lecteur, que sur certaines courses à jambon sur bitume, ils arrivent pas à nous calculer un 10 bornes tout sec, c’est impressionnant de jauger le centimètre en montagne. A mon avis, sur Cham’, ils nous ont loué un satellite pour l’occasion. Le machin, il arrive à te mesurer une empreinte de marmotte au centimètre près, depuis les étoiles !! Je ne démords pas qu’il faut quand même les trouver les 200 mètres en montagne …
5h15. Réveil du guerrier. Le sac est prêt depuis la veille, faut pas déconner sinon c’était une levée sur les coups de 2h00 du mat’ … Le sac « Olmo » bricolé maison vous connaissez, les manchettes, débardeur moulant de la 6D 2008, près du corps, pour vivre les sensations Trails optimales !! On n’oublie pas les Salomon sur leur troisième sortie (pas sérieux..), le ptit coup de Nok, les scotchs. Vous connaissez le scenario de circonstance, on passe là-dessus. Nous déposons donc nos sacs, on doit être sur les coups de 6h20, le soleil levant rougit tendrement le Mont Blanc qui se trouve aujourd’hui éclatant sous ce ciel bien dégagé. Niveau Celsius, on frôle les 11°C, c’est plutôt confortable en montagne. Le départ est donné vers 7h00, nous sommes près de 1500 à nous lancer sur ce marathon montagnard. Je me fixe raisonnablement un 3’45 au kilo, passage au semi en 1h18’30. Aie, tu vois lecteur, j’ai mordu à l’hameçon, et pourtant je l’ai annoncé, c’est pas un vrai marathon qu’on vous a dit !!! T’es pas obligé d’arracher les gobelets à la volée, glisser le gel dans le bon sens du slip pour l’arracher au plus vite, viser le tempo parfait et fuir le malheureux grain de sable dans l’engrenage. C’est un trail !!! On y arrive enfin. Pour ma part c’est le premier trail montagnard de la saison, on mettra de coté l’hermine, assez roulante bien que convenablement vallonnée… Le départ est assez rapide, comme toujours vous me direz, mais il faut tout de même préciser que les dix premiers kilos sont assez roulants, on peut même pousser gentiment jusqu’au 18 ème point kilométrique sur du 13-14 km/h, pour glisser sur la première grosse difficulté matérialisée par la montée aux aiguillettes des Posettes . C’est mignon comme nom ? Ce début de parcours n’est pas très passionnant, il faut dire que j’en bave un bras sur cette entame de course, aie , des jambes en coton comme j’en ai rarement eu , de la guimauve avec des runnings et un short autour .Tiens d’ailleurs j’y ai pensé au short , un peu serré sur le jambon , ça pourrait expliquer des rondins douloureux sur ce gros début de course ( 1 bonne heure de galère). J’attaque donc la grosse montée au bout d’1h30, 1000 m. de D+ en 6 kilos, c’est raidillon ce truc, j’enchaine direct les mains sur les cuisses et me fais interviewer en plein effort comme ils disent. J’imagine le résultat, avec ma respiration de bovin, l’aspect écarlate de l’écrevisse d’eau douce, et un ruissellement de sueur continu. J’en bave, c’est pas des salades, c’est pas le bon moment pour jouer les stars. Je sors alors deux trois conneries de circonstance au cameraman avant de me faire pourrir derrière. « Bah alors t’arrêtes de discuter et t’avances !!! ». Il déconne le gars mais bon, c’est vrai que je m’endormais un peu la dessus… On a vite fait de se caler sur un faux rythme de pépère dès que le sentier se durcit, tu te complets allègrement sur un tempo de rando à grosses pompes, gourdes en acier trempé, sauciflard pendouillant par sa ficelle et le butagaz au fond su 150 litre, mais heureusement que ça pousse derrière pour remuer le tout ! On attaque fort dans cette montée, je suis de près le lascar et arrive tant bien que mal à encaisser les si compliquées parties légèrement planes placées entre deux murs. C’est ici que ça se joue pour grappiller quelques places, le nerf de la guerre qu’ils disent : Réussir à courir dès que c’est possible. Mais, aie aie aie, j’ai la canne qui brule sévère, c’est pas possible, t’ajoutes à ça un cœur de marmotte gonflée aux triglycérides/cholestérol, un souffle de colibri asthmatique, une dynamique de pachyderme qui aurait avalé un « kouign aman » revenu au beurre et t’as une idée sur l’état du bonhomme ! Sans oublier le concentré de white spirit qui coule dans le jambon à l’os, c’est danger l’ami, produit inflammable, avec la ptite flamme pour dire que ca s’embrase ce truc ! On ne va pas crier misère non plus, je me place gentiment dans le top 30 pour l’instant mais la bonne sensation est dure à débusquer ce matin. On descend bien à la mine pour venir chercher ses beaux panoramas. Il m’aura fallu 1h00 pour grimper ces satanées « Posettes », et c’est parti pour la descente ! Le passage spectaculaire de l’hélico au bord des crêtes ajoute un peu de sensationnalisme au moment magique ! Que c’est beau, un soleil radieux, pas de vent, et une vue splendide. Bon, mon gars, t’arrête de jouer les poètes, t’as la descente de barge à engager maintenant !! J’y vais franco de chez franco, une « descente à la Cyr » comme on dit dans le métier. C’est rapport à un gars qui déboule comme un malade sur du sentier technique, une légende. Si t’as le malheur de l’avoir dans le dos et que t’entends son pas se rapprocher dangereusement de tes runnings, faut dégager sur le coté d’urgence, tu peux rien faire, cherches pas à comprendre, un rouleau compresseur, « l’avalanche estivale » comme le surnomment les anciens. Y’en a même qui disent qu’il aurait déjà cassé des cailloux, mis des sentiers hors d’usage !! Tout ça pour dire que j’entame ce sentier pierreux et technique avec quelques neurones déconnectés mais un gros bonheur. C’est l’unique grosse descente du parcours, faut en profiter, on n’a pas souvent l’occasion de se régaler la dessus. Faut faire gaffe, c’est technique pour le parigot, t’as la running qui racle de temps en temps sur l’avant. Faut pas penser à la gamelle sinon l’hélico tu le verras arriver mais pas pour te chopper sur la vidéo … J’enchaine le style cabris proprement, le sentier devient alors plus roulant, ca avoine sec. Je repère le passage du shoot photo de 2008, une silhouette au loin , il n’en faut pas plus pour remettre la casquette proprement , vérifier le positionnement du short, la chaussette, c’est bon , pas de pb , on va poser sur la photo tout en jouant le gros warrior de l’effort extrême, faut pas déconner . Loupé, pas de photo star au programme, tout juste une demi-seconde de vidéo des familles, introuvable sur le net !!! 25 min plus tard, 4 gus sont passés et nous voila de nouveau au village du « Tour ». Je continue mon ptit rythme honorable, et voilà la cuisse qui semble maintenant être à bonne température, on peut y aller sans modération, faire parler les Watts ! Hydratation et glycémie ne sont pas trop mal gérées, on va pouvoir s’éclater ! N’exagérons pas non plus, il faut tout de même forcer un peu la talent la dessus, c’est pas de la rando !! Les passages roulants sont bien négociés, j’arrive encore à doubler quelques collègues pour entrer dans le top 20 au scratch, les places deviennent pourtant irrémédiablement dures à grappiller, il doit nous rester 1h30 de course si on se base sur le tempo de 2008 avec la bonne grimpette vers la Flégère. Le soleil tape fort, je ruisselle toujours autant, y’a rien à faire, c’est le réchauffement climatique, la fonte des glaces, le carbu doit être mal réglé , dès que ça monte un peu dans les tours t’as le radiateur qui fume, comme dans les films américains où y’a toujours une caisse qui tombe en rade dans le désert, un grand classique. Eh ben c’est toujours le radiateur qui pète, c’est plus cinématographique (c’est qu’‘il est long ce nom-là !) . Y’ a du tifo , on n’en a pas encore parlé de cet aspect , les coureurs sont venus en famille en ce beau dimanche. « Allez Fabrice !! » (Le prénom est inscrit sur le dossard, faut pas non plus imaginer que le gars fait bourlinguer ses fans à chaque apparition !! On verra plutôt ça au Perreux...) .Et il en faut des encouragements, c’est peu dire, le parcours devient exigeant par la chaleur et les relances incessantes. J’arrive à garder une dynamique correcte mais on n’est pas réellement sur un finish d’anthologie. Connaissant le parcours, je tente de doser l’effort au mieux. La fameuse « Flégère » approche à grands pas, je ne peux m’empêcher de filer un coup dans le retro. C’est l’instinct, t’y peux rien, pas moyen d’y échapper. Quand t’es dans ta course, t’as beau être dans les moins de 20 ou sur un podium potentiel, t’as toujours le reflexe de filer un coup d’œil sur la concurrence. Tel un charognard, tu jettes un ptit coup d’œil au loin pour espérer apercevoir la bête malade, l’antilope abîmée par le félin. C’est également le moyen de se motiver pour aborder les derniers moments de course souvent couteux en énergie et mental. Dépasser un concurrent même mal en point est toujours l’occasion de continuer à glisser sur la bonne dynamique. Et puis tu files toujours un ptit coup au rétro pour jauger ta forme perso. Quelle cruauté règne dans cette belle famille du Trail !! eheheh. La « Flégère » !! 3h54 de course. Cette année, je ne me fais pas avoir, on n’est pas arrivés, il a beau ne rester « que » 6 kilos, si tu tends l’oreille t’entends la douce voix mélodieuse du speaker qui résonne dans toute la vallée, mais ce n’est pas fini pour autant. Ok, t’as le mur final qui vaut sont ptit pesant d’ « Hydrixir » mais t’as surtout un magnifique tracé en balcon jonché d’innombrables relances. Et en fin de parcours, faut l’avouer, t’en as plein les cannes, alors les relances, ça te branche pas plus que ça.. Je croise quelques randonneurs par-ci, par là, en prenant au passage tous les encouragements dispo, c’est tout benef’. La progression est correcte, un panneau indique alors une position de l’arrivée à 2 kms. Je vois déjà le mur quasi insurmontable se dessiner au loin avant de rallier l’arrivée. Un truc de fou, mais je m’y attends cette année. J’aperçois surtout un gus dans le retro, une tête connue qui me gratte souvent l’arrière de la Salomon sur ces trails estivaux. Aie aie, je vais devoir en rajouter une ptite couche pour conserver ma 16 ème place si durement gagnée, salopard, il me fait le sale plan du jour, j’aurais pu glisser tranquillement en roue libre, chtite olive qui pique/Perrier citron en terrasse, les pieds glissés dans de la tong en paille, tranquille, quoi … Bah non, je vais devoir m’arracher dans les derniers mètres, obligé de forcer le trait !! Arrgh Du coup je m’arrache comme un malade, en sortant la totale du trailer, les mains sur les cuisses, la foule en délire applaudit l’effort surhumain, Mimoun à Melbourne avec ses tatanes en cuir sous 35 degrés, l’esprit est là, tous les ingrédients de la course d’anthologie sont présents ! Je force comme jamais, donne tout ce qui reste sur ce dernier tronçon nous menant à « Plan Praz » et boucle finalement ce beau parcours en 4h31 (1 min de plus qu’en 2008) me plaçant 16ème au scratch (comme en 2008 !). Après une petite séance de papotage avec Steph Jouvence, je viens accueillir Bruno qui boucle son tracé, satisfait, en 5h33. Reste maintenant à descendre sur Cham, en télécabine 3 étoiles fraichement installée. Et dire qu’en 2008 on avait songé déroulé en footing les 1000 mètres de D- pour regagner la vallée …
Stats : · Météo : Soleil, 28°C à Cham’ (11 °C départ/28 °C arrivée) · Distance : 42, 2 Kms · Dénivelé : 2511 D+ /1490 D- · Chrono : 4h31’30 Place : 16 / 1500June 14 Marne et Gondoire : 42 kilos de sherpa c'est sympa ( slogan !!)Et oui ,enfin des ptites news ,nada depuis le Mont ca commencait a faire . L'actu revient petit a petit avec ce marathon hyperselectif ce matin sous la chaleur de l'est parisien !! J'étais là uniquement pour faire de la borne comme on dit , dans 15 jours on s'aligne sur le marathon du Mont blanc, faut avaler de l'hectometre a gogo . La bonne occasion donc avec ce boulot de lievre/porteur d'eau en pirate et sous-marin pour le bruno qui faisait sa premiere course de l'année .
Eh ben 42 bornes faut les allonger quand meme , c'est pas anodin meme si on donne pas le rythme pour viser le chrono. Et puis faut l'avour ce marn gondoire c'est quasiment un trail, valloné et du sentier a gogo ! Nous terminons ce dur labeur en 3h42 . des conditions difficiles et un mal de cannes persistant pour le Brun' ont perturbés notre progression mais quel beau parcours nature et exigeant ! L'annee prochaine je le mets dans le calendar celui là ! May 18 LA MERVEILLE, nous voilà : Marathon du Mont Saint Michel , 17/05/099 Jours en sortie du Tri Condat pour se relancer sur le Mont , c'était un peu audacieux, il faut bien l'avouer, on entre dans les temps de récup ric-rac ...
Bah finalement , on a juste le temps de voir disparaitre les dernieres courbatures avant de se relmancer dans l'aventure. J'ai tout de même enchainé 4/5 sorties sans forcer entre les deux rendez-vous bretons de la saison pour m"élancer sur ce Mont . un WE bien sympa passé avec Thierry et Bea . Au final , on résumera la course par un chrono pas mal de 2h39 ( 1h19 au semi ) compte tenu des conditions pas evidentes ( récup hasardeuse, et vent terrible ...). Le soleil nous a largement accompagné sur ce parcours magnifique mais qu'elle est dure a atteindre ce bout de caillasse !! Il faut toujours sortir un finish à l'arraché pour en venir à bout .Quand il ne fait pas 35°, y'a la pluie qui s'invite , ou bien comme hier, un vent d'enfer ..
Bientot un petite texte qui va bien si l'inspiration est là ...
Je "boucle" donc le parcours en 2h39'15 , 27 éme /5000 partants . Thierry finira en 3h44 .
su les photos ( 36 eme km je crois) on ne voit pas vraiment un gars qui se régale ... Aie aie , dur dur le marathon le pire effort à mon gout mais aussi le plus sujet à la tactique !
May 14 TRI CONDAT HENT 2009 : Le Texte du triplé !!!Bon désolé , j'annonce tout de suite , y'a 4 pages à se goinffrer , ca va en dissuader plus d'un ...
« Mesdames et messieurs, je le vois tout de noir vêtu, il nous vient de Paris, il nous a empoché 2 fois l’épreuve, second en 2007, il vient remettre son titre en jeu aujourd’hui !! ». Notre ami le speaker va nous mettre un ptit coup de pression !! Et oui, le Fab des Cyrfab, comme on dit, s’aligne une nouvelle fois sur l’épreuve phare de l’hermine, dans les hauteurs de Vannes, Morbihan, 56 !!! Faut l’avouer, j’ai pas encore emmagasiné toutes les déclinaisons de l’hermine, tableau sculpté en bois fin, aquarelles fait main, il doit bien me manquer encore quelques supports arborant fièrement l’animal, véritable symbole régional ! Il fait bon en ce beau matin de début Mai, une fine averse a pourtant mouillé la poussière, comme on dit, mais la semaine a été plutôt sèche. Je m’informe justement sur ce point, par-ci par-là, histoire de me présenter sous les meilleurs auspices, et d’effectuer notamment le meilleur choix, de chaussures, de maillot « ras de l’aisselle » ou plutôt couvrant l’épaule, et de statuer sur la pertinence d’emmener le poignet éponge-sueur à la Djokovic. Tout détail se retrouve donc minutieusement considéré !! Ah, ce fameux choix de chaussures, parlons-en un bout ! Le dilemme est draconien et toujours de mise sur ce type d’épreuves, ces trails effilés, assez roulants. Le choix est vaste, nous pouvons partir sur de la routarde en fin de vie, profilée, légère et dynamique ou plutôt sur de la traileuse accrocheuse mais moins speedée et plus ventrue. Le gars, si tu l’écoutes, il est dans son trip et choisit ses gommes façon Tyler Hamilton avec changement radical de pneumatiques à la première averse !! Attention lecteur averti, je te vois venir, la running de route, elle est homologuée, pas d’embrouilles, y’a pas une miette de polyuréthane comme dans la combinaison « Jaked » qui flotte toute seule. Apres avoir rapidement mais minutieusement humé la vaste prairie de Mangolérian, je choisis aujourd’hui d’achever la pauvre vieille Lafuma Trail toute massacrée, avec mousse apparente, gagnée ici même en 2006. Je décide donc de jouer la carte de l’accroche ! L’accroche pour faire parler la puissance pure !! Quelle tactique !! Payante ou non ? Suspens. Eh, lecteur, je t’y prends, lis pas le bas de page pour voir le dénouement, non mais !! On va donc partir sur le ptit short ras-duc’, débardeur noir, le tour de poignet en molleton et le sac à la Olmo, bricolé maison. Oups là en parlant du sac ! J’aurais du passer un coup de fil à coudre, y’a du laisser-aller sur la maintenance, les coutures commencent à prendre un ptit coup de vieux. C’est ça, la mécanique haut de gamme, on est constamment sur le fil du rasoir, le fébrile équilibre poids/performance est maintenu tant bien que mal, faut la jouer au plus juste et précis. Un rapide coup d’œil sur la liste des inscrits et me voila prêt à en découdre (rien à voir avec le sujet précédent sur le sac). Y’a une troisième victoire en jeu, c’est pas rien et puis je rappelle au passage, à ceux qui suivent pas, que mes chaussures de trails sont mortes… Ce ne serait pas mal de les remplacer … si vous voyez ce que je veux dire … C’est parti ! Ca commence tout gentiment comme sur chaque édition, footing de mémère façon survet’ Dolce&Gabana dans le bois de Boulogne, la classe internationale, la croisette, cousin, la lunette Gucci sur le nez et l’IPod Black ébène dans la main … On va pas s’en plaindre, ça nous économise quelques déperditions énergétiques inutiles et nous donne de la photo nette pour les spectateurs, ce n’est pas négligeable. Mais t’inquiètes lecteur, tu vas avoir de la sueur, un peu de boue et de l’adversité dans l’effort !! Ne files pas tout de suite sur le site des ultras-fondus !!! Tiens, parlons-en, c’est la mode en ce moment, les distances hors norme pour contenter le trailer. Mais je maintiens, avec l’appui des membres de mon collectif international (créé en Aout 2008 et dont fait partie Bea) qu’il me semble bien plus difficile de faire une grosse perf sur un 40/70 bornes que de se trainer la couenne sur un ultra de la mort. Comment ça, je dis ça parce que j’arrive pas à finir l’UTMB ? Je placerais tout de même une ptite exception notamment pour la super perf du Cyr en 2006. En tout cas un UTMB ca fait moins mal aux cannes qu’un marathon, c’est physiologiquement prouvé, les études concordent. Au moins pour des gars à ptit niveau comme nous, pour le haut de gamme de l’ultra, ces psychologies de comptoirs ne tiennent plus trop… Tiens un conseil, pour appartenir au collectif des coureurs de 40 / 70 bornes, c’est pas compliqué, faut juste allonger la cotisation à tonton le gourou, lire tous les textes et ne pas faire de trails au dessus de 70 kms. Ce n’est pas compliqué. Aie, faut éviter de parler de l’Ultra 6000D de fin juillet, mais bon, c’est 110 bornes de rando , ça compte pas. Faut alléger les à cotés sinon je vais finir par parler de ma porte de garage toute repeinte récemment... deux couches que j’ai faites ! Un marron foncé dans le coloris, pour ceux que ça intéressent, de la Glycéro tous temps, nettoyage au white spirit.Ca a un peu bavé, scotchs trop étroits. J’ai tout fait au rouleau sur les panneaux avec le fignolage au pinceau en poil de sanglier.. Si, si, c’est pas des salades, en Italie, y’a toujours une pub qui tourne sur la RAI avec un gars qui veut nous fourguer des pinceaux en poil de sanglier. Tiens, tiens, le sanglier on va en parler un peu plus tard … Bon, tout ça pour dire que tout à l’heure et surtout les 3 ou 4 jours qui vont suivre, on va avoir mal aux cuisses !!! (On part loin quand même...)
Sur ce premier tronçon goudronné, on me laisse étrangement filer en solo, 10 mètres devant ,la bête à abattre, comme si un complot s’organisait discrètement dans le dos , à la sournoise, avec fine étude du spécimen sur la tenue, le galbe du mollet , jusqu’au niveau de rasage de l’ischio . Au bout de 2 kilos, nous passons en sous bois, je commence à connaitre ce parcours tout de même, malgré mon très moyen sens de l’orientation, je reconnais alors cette première sèche descente qui nous mène dans le bois de Mangolérian, et un groupe de 5/6 coureurs se détache déjà, en me laissant toujours mener l’ambiance. Mais attention, pas de conneries cette année, je ne file pas éperdument à l’aventure, le plat du jour c’est de tenir sur le groupe de tête pour tenter de dégainer l’attaque finale sur les 3 derniers ¼ d’heure !! Eheh , fin tacticien ! Enfin, pour l’instant … Le rythme accélère gentiment, on n’est pas là pour rigoler, nous arrivons à nous relayer de temps en temps mais faut bien avouer qu’on laisse fréquemment le Villierain aux avant-postes. Un certain Jean-François commence à lancer quelques hostilités, le salopard, il va me miner pour le marathon du Mont la semaine prochaine, j’avais plutôt planifié la sortie longue et pépère, aujourd’hui. Le gaillard il nous sort la panoplie du marathonien, aie aie, foulée propre et ravito à la volée, du 16 sur le plat, normal. Le problème est qu’il va falloir tenir sur la distance, il nous faudra forcer le geste pour maintenir la cadence, tout en levant le pied pour éviter les racines (je sais j’ai du mal avec ma foulée de tapis roulant). La mécanique entre en résistance pure, faut faire descendre du monde en salle machine, chef, sortir la grosse pelletée de charbon ! On arrive vite en surchauffe et les premières gouttes de sueur font leur apparition, nous abattons la demi-heure de course. Nous enchainons alors proprement raidillons et descentes sèches, virages en épingles, tout y est, on n’est pas là pour rigoler. Le groupe de 5 s’effile alors pour n’être alors composé que de 4 gaillards, on choppe par-ci par-là quelques prénoms pour s’y retrouver, Jean François, Didier, Sébastien, on file bien unis, roue dans roue, y’en a pas un qui décroche, le moindre faux-pas et c’est le carambolage, le WE meurtrier de Bison futé comme ils disent. Je n’imagine même pas le gars qui voit son lacet se barrer, à mon avis il préférerait le bouffer que de s’arrêter pour faire le double-nœud et devoir laisser s’éloigner la cavalerie. Sur un tronçon plus paisible, nous trouvons le moment de déballer le CV, l’état de forme avec son lot d’info/Intox ! Eheh c’est de bonne guerre, j’en profite alors pour paraitre essoufflé, poussif, et presse discrètement le poignet –éponge sur le front pour simuler une grosse déperdition de chaleur… Non je déconne, ça reste de la bonne ambiance ce trail mais bon, y’en a toujours un ou deux qui lâche un ptit coup d’intox dans ces moments-là !! Du genre : « j’ai jamais couru plus de 20 bornes, je suis pas bon sur le plat, j’aime pas descendre, j’aime pas monter » … « je savais pas qu’on courait dans la foret », des trucs comme ça … J’exagère un peu, eheh ! Il va falloir forcer le talent aujourd’hui, ARRRGGHHh, mais patience, il n’est pas encore temps de sortir le grand jeu, le numéro des grands jours. Le rythme est soutenu, faut l’avouer, je me place souvent en tête d’échappée pour canaliser les ardeurs, le Jeff il va nous massacrer la course avec ses accélérations de 3000 Steeple, c’est pas bon pour nos ptites natures, et c’est un coup à flinguer le rendement des bonhommes, ces histoires. Ok y’a des rivières, des obstacles mais on ne va pas allumer comme des kenyans naturalisés qatari ! Le « Rift Valley » de Mangolérian, c’est comme ça. Pour ceux qui connaissent les plaine sauvages et reculées de « Ngorongo » , c’est quand même plus vallonné et l’alligator est moins nerveux. Sortis de la Rift-Mango Valley, nous atteignons déjà les deux heures de course, ce n’est pas la forme des grands jours mais en me plaçant devant , je tempère les véhémences sauvages sans brusquer , sans non plus bloquer le passage, ça se fait naturellement et ça a l’air d’arranger tout le monde finalement, ce scénario pourrait faire penser étrangement à un contre la montre par équipe. Arrive alors le dernier ravitaillement, on « prend le temps » de charger le Camelback sans non plus taper indéfiniment la discute avec les bénévoles, il doit nous rester 1 heure de course à peu prés, nous nous retrouvons à 3 pour nous disputer l’hermine, c’est signé, le Jeff allumeur de mèches a pris son coup d’extincteur dans le bosquet, il ne reviendra plus. Restent alors Didier et Sébastien pour finir la boucle vers Mangolérian. Quelques mètres après le ravito, le fait de course survient alors, le moment clé surgit !! J’en fais un peu trop mais je sens que le lecteur lâche un peu du leste, si ça continue, on va vraiment le perdre et il va filer sur « Dailymotion » pour aller mater des vidéos à la con de mecs en skate qui se prennent des gaufres monumentales, faut monter un cran dans l’action !!! Pour faire simple, nous croisons un épais troupeau d’une trentaine de sangliers, énervées les bestioles, faut pas les emmerder, le plus gros du cheptel commence à nous charger, 2 mètres au garrot et au bas mot. Tentant d’éviter le contact, une racine me fait trébucher, d’un coup sec, je me jette alors dans le fossé pour éviter la charge de l’animal, mais l’impact est inévitable. M’inspirant d’une combinaison à la Chabal, je ne peux que me présenter épaule saillante au mammifère. Le choc est terrible et inéluctable, le mastodonte ne s’en remettra pas. Non je déconne, le fait de course c’était que j’ai perdu mon embout de Camelback. Ok, j’en ai fait des caisses avec l’histoire des sangliers mais je ne savais pas comment amorcer l’histoire de l’embout… C’est chiant de perdre ce truc-là, t’as le tuyau qui coule, tu te vides de ton sang glucosé, t’es au bord de l’hémorragie, tu t’en rends pas compte et t’as la mort énergétique qui te nuit à ptit feu. Surtout que ça chauffe en Celsius aujourd’hui, faut pas déconner avec l’hydratation, c’est l’assurance vie qui s’écoule au goutte à goutte sur cette affaire. Il me vient alors l’idée ingénieuse de faire une petite boucle avec le tuyau gisant à flux tendu , afin de diriger l’extrémité vers le ciel ! Ca réfléchit un trailer en état de survie, ça ne rigole pas. Le Making of de Rambo 12 dans les bois de Mangolérian en cinémascope, pour toi lecteur assidu ! Content d’avoir trouvé cette petite ribouldingue salvatrice, me voilà revigoré pour attaquer cette dernière étape primordiale pour le titre !!! C’est le moment d’attaquer, la dernière heure se présente à nous, il est temps de sortir le costume de conquérant. Attention, faut pas s’imaginer le masque à la Spiderman et le collant moule-bazar, non , pas de mépris , le costard de conquérant ,ça se construit dans la tête, les jambes sont déjà arrivées dans un état critique , on va dire , donc il nous reste la motivation pour repousser un peu plus les limites de la mécanique. En fait, pour se remettre dans l’ambiance de l’instant, il faut juste s’imaginer un gars qui serre les dents pour allonger un bon rythme sur les parties plates et forcer le geste dans les raidillons casse-pattes. Comme je dis souvent (attention, citation !), « collé le fessier dans le canapé, on a du mal à s’imaginer le truc mais après 2h45 d’effort, on redécouvre rapidement notre instinct animal ». Citation datée du 9 Mai 2009, 22h44, Quiberon, France. Si t’y réfléchis bien, tu prends un prix Nobel de physique par exemple, un exemple parmi tant d’autres, eh ben, il pense plus à son accélérateur de particules sur l’instant, il veut juste s’arracher un peu pour finir satisfait de sa course. C’est un peu comme un « negative split » sur distance marathon, même si tu claques pas le chrono d’anthologie, tu restes sur la super sensation d’avoir l’impression de maitriser le truc, tu ne te dis pas que tu aurais pu faire ton premier semi plus rapidement, non, t’as toujours le respect de la distance où tout se joue à une miette d’effort en plus ou en moins. Bon, revenons au Tri Condat, le gars qu’a choppé ça sur Google, il est là pour ça ! A moins qu’il ait tapé «sangliers féroces » et que le machin lui ait balancé mon billet … Surprise ! Nous arrivons alors sur ces fameuses parties plates et roulantes, où, disons-le, le choix s’offre à toi. Soit t’enchaines du bon 15-16 km/h tout propre et là tu commences à creuser les écarts et tu te sens pousser des ailes, soit t’écrases ton pieds lourdement pour encaisser péniblement du 10/12 à l’heure max, et là, t’es plutôt du genre à jeter un coup d’œil craintif dans le rétro en te gavant de glucose liquide ou solide en espérant éperdument que la forme des grands jours revienne brusquement… On va partir sur la première option aujourd’hui, le menu à 16 euros, entrée-plat-dessert avec le café gourmand. Au Tri Condat j’essaie toujours de prendre le menu gastronomique, t’as l’assiette bien remplie et t’en laisse pas une miette ! T’as tout donné, rien à regretter, juste peut être l’état de la cuisse le lendemain, aie aie ! Bien que le finish d’anthologie de l’année passée reste dans un ptit coin de l’esprit, cette année c’est sensiblement plus poussif mais me voila dans le costard du favori, en tête de course et personne à vue dans ce fameux retro. Je profite de ce bon moment tout plat pour creuser un peu plus l’écart sur la concurrence, il doit nous rester dans les 30 minutes d’effort, pas plus, malgré un parcours annoncé un peu plus long. Il ne faut rien lâcher sans pour autant se cramer trop tôt, j’attends patiemment mon heure, la tant attendue traversée de départementale pour enchainer le sprint final. Rappelons tout de même qu’il y a le marathon du Mont la semaine prochaine, on va essayer de « gérer » comme ils nous disent dans le canard, pour casser un minimum de fibres. Ca coute un bras au kilo ces fibres, c’est pas croyable, la crise est passée par là ! Pourtant y’en a dans la cuisse, on en tisse un paquet là-dedans, mais pour autant, la note reste salée et ça risque de grincer, demain, en descendant l’escalier... Je me retourne de temps en temps pour maitriser ce que je peux du tempo, il doit rester un ptit quart d’heure, pas bien plus, me voila enfin aux abords de la fameuse montée à la corde, les cuisses commencent à dévisser sérieusement, ça a bien bossé aujourd’hui là-dedans. Allez, encore ces deux dernières bosses aux bonnes senteurs de genêts, et me voila libéré, je ne remarque toujours personne dans le rétro et commence à savourer la bonne course bien gérée, parfois pénible mais jamais vraiment traumatisante. Le raidillon final se présente alors pour déboucher sur les 100 derniers mètres qui seront avalés paisiblement. La ligne d’arrivée est finalement franchie en 3h38’52. Ben, comment ça deuxième ? Y’a un mec qu’est parti 10 minutes avant ou quoi ? Sébastien vient m’accueillir, étonné, car ne m’ayant pas doublé sur cette dernière heure de course. Il est arrivé quelques minutes avant et se rend alors malheureusement compte qu’il a accidentellement coupé le parcours en fin de tracé. Il se verra finalement disqualifié pour cette erreur. Dommage. Me voilà donc avec l’hermine une nouvelle fois dans la poche, et ce 3 ème titre ici ! Pourquoi ne pas aller chatouiller un record à la Armstrong, plus que 4 !!
Stats : · Distance : 49 kms · Classement : 1 / 74 · Chrono : 3h38’52 (second en 3h45) · Météo : 19°C au plus chaud, Sec OUEST FRANCE
Le TELEGRAMME:
Le gars du Telegramme s'est planté sur la Photo ....
May 09 VICTOIRE au Trail TRI CONDAT Hent : la passe de troisEn exclu pour toi, fan de la premiere heure , la new(s) du jour s'il en est : la troisieme victoire , hier, au Tri condat du pays de Vannes .
Bientot le texte pour etayer un peu la depeche AFP . Pour résumer , ce ne fut pas une tache aisée de ramener l'hermine a la maison pour la troisieme fois ,il a encore fallu en claquer quelques unes des fibres !!! Aie aie , ca grince ce matin sur l'adducteur , apres ce gros effort pour empocher la mise .
Et dire que Dimanche prochain je m'aligne sur le marathon du Mont Saint Michel . On va dire que c'est une etude physiologique avancée sur le processus de récupération !!
Ca, c'est la pression des sponsors , on est dans le systeme , on y peut rien , faut courir tous les WE pour gagner sa croute , lievre a dubai , course au naturel comme le Thon par ci par la , on a les pieds liés au Running Business !!
April 09 MARATHON DE PARIS-42.195-2h36’38-1h18’28-1h18h10Bon, ca y est, vous avez tout compris, y’a plus rien à dire et ça tombe bien, j’ai pas une inspiration débordante pour narrer ce beau marathon de printemps. Ok, y’en a qui suivent pas, on va étayer un peu, coller une légende à ce titre qui peut paraitre mystérieux. 42.195, c’est la distance, en kilomètres, oui messieurs dames, ca en fait quand même!! Paris c’est la ville , en fait , capitale de la France , pas compliqué ,pas de piège non plus 2h36’38 c’est le chrono final, un bon chrono, faut le dire, moins de 30 secondes au dessus du record perso. 1h18’28, c’est le temps de passage au semi 1h18’10, c’est le temps passé sur le deuxième semi. Bah voila, toi lecteur, t’as tout compris, un « Negative split » qu’ils appellent ça les spécialistes. C’est pas compliqué, un « negative » c’est quand on réussit un second semi plus rapide que le premier et c’est si rare qu’il est bon ton de le préciser ! Bon d’accord, on va prendre la main du lecteur quand on dit et on va en griffonner un peu plus... C’est un temps idéal qui nous berce en ce beau dimanche matin, soleil, frais mais pas trop, lunettes sur le nez, débardeur light et la troisième sortie du short depuis Octobre dernier... Autant dire que la canne est bien pale mais affutée un minimum pour encaisser ce 42, le 19 eme au compteur (bah oui j’ai compté et j’ai pas que ça a faire, non mais !) Départ prudent, on connait le risque de s’emballer sur les champs... 4’00 le premier kilo puis on retourne vite fait dans le tempo du jour, 3’44, c’est signé. Concorde, Rivoli, Hôtel de Ville, on ne refait pas une nouvelle fois le tableau, on connait, et puis il ne s’y passe pas grand-chose, faut l’avouer, ça roule tout seul comme on dit , y’a juste a éviter de piétiner le pied du voisin . Premier difficulté aux abords de Bastille, faut s’y préparer, vient ensuite la ptite montée sur la place de la Nation, ca monte gentiment, le Cyr apparait alors avec Thierry, KM 8, à la maison pour le cyr . Je continue sur mon tempo , les gels sont bien négociés et on passe pas mal aux 10 en 37’23 , pil poil à la seconde près, ça commence bien même si la jambe n’a pas vraiment sa légèreté des grands jours ,mais on tient le coup , ca roule tout seul amigo , l’esplanade du château arrive alors, chargée d’histoire , puis vient le 15 eme kilo, on place de nouveau un coup d’estimation sur la forme du jour , 55’55 , c’est bonnard ,on tient , surtout que j’aperçois le ptit pépère qui file dans mes temps à chaque marathon ,je m’accroche à un ptit groupe pour enfin arriver au 17 eme kilo , le QG du Fan club, les parents et le Daddy en flagrant délit de Tifo, le Cyr et Thierry qui filet sur le parcours en VTT sont également sur place . Cette année faut l’avouer, on aura le droit à un nouvel angle de vue sur les Photos, avec un placement 200 mètres plus haut pour encourager le fiston, ca change tout !!
Le billard surgit alors, 18-20 ème kilo , y’a qu’ a écouter le chant des ptits oiseaux , le tapis roulant , t’as beau être pas terrible, si t’as le bonheur de t’accrocher à un ptit grupetto des familles , cousin, tu profites du paysage , t’entends juste le doux tapoti de la mousse E.V.A. sur le bitume, tu pourrais presque te regarder courir , le fessier moulé dans le canapé en vachette tellement ça avance tout seul sur ce passage-là. Je place tout de même quelques gestes assez poussifs et marqués pour rester dans le bon rythme et descendre du kilo en 3’35. Le Semi : c’est ici que commence le marathon comme ils nous disent à la télé. « Vous comprenez, les athlètes sont préparés pour endurer des distances énormes, un semi marathon sur ce rythme représente pour eux peu d’intensité. » Ok, bonhomme mais bon, 21 bornes faut les plier quand même, j’suis d’accord, les gazelles de la Rift qui déboulent sur du 21 km/h au compteur, elles s’observent, lancent quelques accélérations, mais bon, pour la plupart des coureurs, le but reste de finir pas trop crados sur la ceinture intérieure du lac mineur, du coté de Boulogne sur le kilo 38 .. Ok on a beau jouer la minute, pinailler au moindre grain de raisin avalé de travers, mais ça reste de l’amateurisme à notre niveau, la beauté du sport, tu vois le tableau. Donc, Ok, je commence mon marathon au semi, y’a juste à poinçonner du coté de Noisy Le Grand Mont d’est, tu descends à Vincennes, fais gaffe, ya les zones à respecter, le condé il guette, il en a rien à faire que le gars il porte un short un dimanche matin au mois d’Avril, même s’il a la canne blanche comme un fessier, tu te démerdes pour changer vers porte de Charenton et t’es tout frais au semi . On en était donc au Semi, aie aie aie, fait gaffe à la descente qu’on t’a dit, mais c’est pas vrai, ça !! Et la montée qui suit surtout, on tiraille sur le mollet, sur la pointe des pieds, manque plus que le tutu rosé, la rue de Charenton qu’ils appellent ça A ça, t’as la clé USB 450 Go pour 10 € sans problèmes, mais ton kilo , il coute toujours aussi cher ! C’est pas si mal pourtant , on doit toiser sur du 3’48 en fin de kilomètre 23, puis vient la belle avenue Daumesnil , large , bondée de badauds ( t’énerves pas la dessus , y’a pas de contrepèterie) , ca claque sur le bitume , faut pas s’emballer , 3’30 , retour sur Bastille , saloperie de pavé , va ! Le ravito me surprend (le mec qui découvre, c’est que sa 10eme édition quand même ….), j’ai pas le temps d’avaler mon gel avant de chopper la 33cl, ca décale tout , oula j’ai mal à la tète d’un coup , réflexion maximale, faut économiser le gel de tonton Overstims ! Ce n’est pas uniquement que ça coute un bras ou la peau du mollet ce merdier mais il faut surtout préciser qu’il ne m’en reste plus beaucoup dans la poche, ca rentrait pas plus de 6 là dedans.. aie aie , on va devoir la jouer fine sur ce coup là .. Tu vois lecteur, ça réfléchit quand même un marathonien ! On nous bassine que tout le sang glisse dans la cuisse en plein effort mais pas forcément… On fait le checkup , KM 25 , il nous reste : 17 bornes, 1 gel et un bon gros mal de cannes avec la ptite douleur récurrente en arrière de cuisse , collée sur l’ischio ! Ca semble mal parti, désespéré, et pourtant, tu risque d’être surpris, toi, lecteur … La suite , immédiatement après ça !!!! Ce programme vous est présenté par les gels « Biiiiiip », les crèmes antis frottements « Biiiiiip Biiiiip » et les sandalettes « triple biiiip » . On y retourne au macadam, les quais nous attendent, ça ne se refuse pas la balade sur Paris sous ce beau soleil, malgré que ce passage soit bien compliqué à maitriser ou plutôt supporter. Une succession de montées et descentes nous cassent un peu le rythme, faut bien le dire mais je m’en sors pas trop mal , le chrono est bien propre , la foulée reste saccadée par moments mais assez homogène , je croise toujours par-ci par-là le Cyr et Thierry qui auront boucler la quasi-totalité du parcours en VTT , malgré ma surveillance accrue .. Effectivement, je ne suis pas adepte des suivis Live, continus en VTT , c’est pas évident de se concentrer avec le suiveur qui sirote le lait-fraise tranquille à coté, limite avec la fine tranche de citron et le glacé de sucre sur le bord de verre . Plus Belle le Vie, alors que toi t’en baves à claquer du kilo sous la semelle . On vous dit que le marathonien, il réfléchit, se concentre, joue sur la tactique, fait des calculs savants sur le chrono, il parait même qu’il y en a qui essaient de calculer le CX, coefficient de frottement dans l’air, c’est pas des salades. Bon, revenons a l’essentiel, ce que t‘attends, hein, toi lecteur assidu, c’est à dire de la souffrance, de l’exploit sportif surhumain, la sublimation de l’effort, le coureur perdu dans ses ultimes retranchements. Bah, non , euh ,en fait j’enchaine toujours ma foulée classique , assise , ok , mais propre et régulière ,le coucou suisse . J’ai pas 50 ans, j’ai pas de Rolex mais j’ai pas raté ma vie comme il dit le Séguéla grillé à l’UV, c’est de la Brettling, manufacturés près du Léman, t’as beau faire le marathon des sables, t’aura pas un grain dans l’engrenage . On passe au 30 eme en 1’51’11, ça roule, Bea vient de me fracturer une vingtaine de phalanges, on commence à parler d’amputation au bloc opératoire… Sans rires , les gamins tu les vois sur le bords de la route, il tendent leur petite mimine bien frêles, gentiment , t’as l’impression d’effleurer un voile mais Bea , c’est autre chose , championne de bras de Fer 2006/2009 à Boulogne , toutes catégories et fédérations confondues , sans rire , Gégé le routier il y va plus, on a du lui amputer la clavicule, du coup sur ma tapottinette d’encouragement, j’y perd trois doigts, on les recolle in extremis avec la Croix rouge. Chirurgie réparatrice et je suis sauvé, les greffes de mains ça marche bien maintenant. Ouf que d’émotions sur ce marathon mais ce n’est pas terminé, à tout de suite et ne zappez pas ! On n’est pas sur le service public, faut rentabiliser les coupures pub. Les sparadraps « bouzoououuh » vont ont présenté cette première partie.
Peu après le Km 30 , du coté de la tour Eiffel , l’incident de course survient ,un gel , mon dernier, me glisse des doigts, faut pas gâcher qu’il nous dit l’auxerrois, et puis c’est l’assurance vie pour finir le marathon ce truc-la , en plus c’est un « coup de fouet » qu’ils appellent ça les commerciaux de chez « Stimm », super les traces sur les fesses ,pas très esthétique. Il m’échappe donc et d’un geste quasi automatique, que l’on pourrait qualifier de survie, j’enchaine une sorte de combinaison de prises de kung fu /aikido/taichi/tamagochi du bout du pied pour prolonger sa trajectoire quelques mètres plus loin et espérer le récupérer plus tard. Une demi-volée à la Lionel Messi, Platini 84, du Giresse pur jus au km 30. Artistique, je retiens de peu le triple Axel et passe la triple loots comme ils nous disent les Candeloro/Montfort. Vient alors le délicat moment de la réception je ralentis le rythme puis me penche sagement pour le ramasser ce satané gel. L’incident de course survient donc, le frein d’atterrissage se bloque, l’Asics taille 43 1/2 dérape sur le tartan humidifié et je me retrouve cul à terre, avec une foule de spectateurs qui assistent impuissants à la scène. La loose !! eh eh C’est pas grave je repars aussitôt et sans de bobo, continue ma chevauchée, 5 secondes de perdues Km 33, j’enchaine comme un malade, le cyr n’arrête pas de crier « vas’ y Fab , faut tenir maintenant ! J’écoute ses conseils, je vais pas le vexer le cyr , il vient la , laisse la ptite famille à la maison , Thierry et Bea c’est pareil , il passent leur dimanche matin a suivre le boulet, faut pas les contrarier , c’est la moindre des choses tout de même … Le passage très compliqué approche, Roland Garros est passé tranquillement j’ai pas eu le temps de m’arrêter sinon le Nadalito je lui mettais 6-1 / 6-0 pleine dent, il a beau avoir un bras gauche comme ma cuisse, j’ai la forme amigo ! Le vente se comporte pas trop mal , la lucidité est totale ( c’est bien les gels , j’ai découvert il n’y a pas si longtemps .. !!) mais le mal de jambe se fait de plus en plus sentir . En passant , c’est normal d’avoir mal aux jambes au bout de 34 bornes sur temo soutenu , doc pas trop d’ ‘inquietudes . Mais bon ,ce fameux passage hardos ,est la , un virage et on y est , km 35-36 , la longue et surtout large avenue qui nous mène a la porte d’Auteuil ,mais que c’est dur , ce pavé pourri, certains commencent à dévisser sérieux , la couverture de survie sur le dos .Je ralentis le rythme en m’arrachant sur du 4’00 au kilo , et vois alors dans l’oeil du Cyr que le doute s’installe . NOOONNNNN, pas à la porte d’Auteuil , la vie n’est qu’un éternel recommencement !!! AAAHHH !!! Je ne peux pas m’écraser comme une fiente le long de l’hippodrome, c’est pas possible, le marabout sur le bas coté, il tripote les osselets, il voit rien de mal pour aujourd’hui. Je m’arrache alors pour passer ce moment difficile, ca va revenir garçon !! Je reviens alors sur un bon tempo pour enquiller le 38 eme sur une super foulée , le bois de Boulogne est entamé, il nous faut finir propre , tout donner , j’ai aucune notion du chrono l’espace temps est figé , y’a les frères Bogdanov qu’ont appuyé sur le mauvais bouton , on se retrouve dans cette fameuse 4 eme dimension du marathon , t’a beau avoir 4 kilos a boucler , ca parait une éternité, si tu t’écrases comme une blatte ( mais si ça se dit !!) , tu gâches tout, façon gros orage a la fête de l’huma ,sur quelques kilomètres tu passes de la bonne sensation à l’échec total , la contre perf , faut rester vigilant et forcer le talent au bon moment , sans se lancer éperdument dans la bataille.
Le marathon il pardonne pas , si t’as joué au flambeur sur Gravelle ,tu paies cash,si t’as perdu un gel au 30 eme , tu passes aussi a la caisse direct ( ouf !) . C’est a toi de jouer à ce moment , tout en évitant de te laisser bêtement endormir pas une allure générale qui est forcément plus lente , tu dois tenter de garder ton rythme, si possible. Alors là , tu t’accroches à tout ce qui passes, t’es pas dans le rationnel, tu regardes le bas coté , un chien qui te gueule dessus, un panneau, un tronc d’arbre, une toile d’araignée, un gamin dans une poussette, même si t’entends son « OUUIIIN » ou si tu flashes sur son doudou 200 mètres après , c’est pas grave, t’es dans ton monde , ta bulle ,tu regardes inconsciemment l’arche du km 40 , plus que 2 kilos , ça fait un Pont de Bry - Pont de Nogent, c’est que dalle mais tant à la fois, « 3’38 !!! » que je dis au Cyr, c’est pas possible, les 4 derniers kilos en moins de 3-40 , 16.5 km/h . c’est bon ça. ! En fait , le Cyril, il comprend pas trop le propos mais c’est pas grave , même quand on se comprend pas , on se comprend quand même ! ( pas mal celle-là, non ?) Les sensations sont au top, ça doubles a foison, la fin du 42-2 est souvent synonyme de survie mais aujourd’hui, tu voles tel un goéland, que dis-je, un albatros, la pluie fine et légère, la brise te caressent les ailes (faut pas trop en faire non plus … !!ehehe) KM 41, rien, il ne reste rien, je double, force les gestes pour tenir le standing, les cuisses n’arrivent plus à se soulever, faudrait un assistant qui me mette la main sous le genou pour le monter, c’est un truc de fous, tu me mets un boudoir sur la route je trébuche dessus, pourtant c’est pas imposant un boudoir, pour peu qu’il soit mouillé en plus. La foule est assez dense en ce dimanche ensoleillé, « Vas-y c’est finit, 1 kilomètre !! ». C’est quoi un kilomètre ! C’est beaucoup, je fais vite fait mes calculs, dans 3’40 je lève les bras, achève ce massacre musculaire pour mes pauvres cuisses, profite du bonheur de finir fort, il y a tant de choses qui se passent sur ces moments mais finalement quasiment rien quand on y réfléchit un peu. Mais qu’elle est loin cette ligne droite qui nous mène au rond point de Tassigny, en plus il parait énorme ce rond point, le hall B8 de Orly, t’as des gens au milieu, sur les cotés, les jambes vont exploser, j’ai le sentiment d’avoir tout donné, rien à rendre sur le bifeton, vous gardez la monnaie merci pour tout. Mais si , vous savez la ptite boite en carton pour la Croix Rouge, a la boulangerie, c’est pour moi, on laisse les pièces cuivrées là dedans, mes 200 derniers mètres, j’en profite comme jamais j’accélère, j’ai toujours la chaussure qui rase le bitume, y’a de la fibre qui a pété, du muscle sacrifié pour la bonne cause et le plaisir immense de franchir la ligne d’arrivée, la foule en délire , l’écran géant, ca y est , champion olympique !!! de Villiers.. C’est pas si mal. Bon ok ,lecteur , vu du canapé , choppé d’un coin de l’œil sur le blog, on a du mal a assimiler ces sensations ,se fracasser de la cuisse pour grappiller quelques secondes peut paraitre un peu étrange mais ce qui ressort de ce marathon, c’est pas vraiment le chrono pas degeu de 2-36-38 mais surtout le gros finish qui l’a cloturé, avec bon un « Négative split » ( 2eme semi plus rapide que le 1er) qui nous laisse de bonnes-bonnes sensations !! Un gros bisou aux fideles suiveurs, qui ont su allier discrétion et soutien bien placé et appuyé. Sans eux je ne serais rien, merci à ma famille, mes amis qui m’ont toujours soutenu, les sandalettes « PiéZofré » pour leur oxygénation plantaire exceptionnelle, les gels « Trop-d’estime » qui me permettent de bénéficier pleinement de mes capacités naturelles sans oublier, bien évidemment, les scotchs « SureTestons » brevetés aux Usa et dans 146 pays, qui préservent efficacement les tetons des irritations grâce à un procédé exceptionnel couplant Téflon et poil de moher. !!! eheheh
Stats ( pour ceux que ça intéresse) : · Beau, 11°C au départ · 1er Semi : 1h18’28 · 2eme Semi : 1h18’10 · Total : 2h36h28 · Classement : 108 / 30332 arrivants
March 22 "Semi" satistait : Semi-Marathon du Val de MarneEh ben , que ce fut laborieux ce matin sur le macadam du semi du Val de Marne . Ca part vite , forcément , on s'y attend , mais je me trouve rapidement en surchauffe ,3'19 au premier kilo , ca s'annonce corsé ce matin . Ca loupe pas amigo, 3'25-3'30 , ca enchaine poussif mais les temps sont la , pour combien de "temps". La mésaventure commence pourtant à prendre forme ,les efforts sont constants , on viendra pas chercher de la plenitude aujourd'hui , ça se dessine pour etre besognieux comme boulot ce dimanche, Germinal, ami. Le coucou suisse est déréglé , on m'a refilé la Rolex de plage à 15 euros , c'est pas possible, j'alterne des kilos en 3-30 avec un suivant en 3'42 , bizarre , la jambe est lourde , le vent frais est cinglant , tout s'explique .
Tout ceci nous emmene aux 10 en 35 min et aux 15 en 53'10 . Je vous ai pas parlé du tifo , les parents, The Cyr, Thierry et Bea font maintenir un niveau correct, faut pas les decevoir quand meme , à se cailler dans ce froid humide peu printannier, je force alors les traits pour garder un minimum de standing , chaque geste est terriblement couteux , on laisse rien au hasard , aux sensations comme on dit . Ce matin , on taff l'ami , c'est la dure lois du coureur besogneux qui prend effet . Les derniers kilos se profilent enfin , OUF !!! , Km 18-19-20 , mon trajet course habituel , à la maison , j'enchaine une foulee pas trop degueulasse pour en finir au plus vite , 3'30-3'35 sur le final pour boucler le calvaire . Voici un dernier tour de stade , avec le traditionnel coucou aux fideles supporters et me voila libéré en 1h15'04. pas top mais pas si pourri vu la forme .
bon on va arreter maintenant de faire la diva qui chochotte pour 1 minute au chrono mais c'est surtout la maniere qui laisse un gout amer sur ce semi . surtout que pariche se profile d'ici 15 jours .. on va se refaire une santé !
Classement : 20 / 981
Un ptit coucou a mi carlito qui a loupé le RDV pour cause de blessure. February 03 2009 , c'est parti !!!Et voila ami coureur , la saison est lancée , sur Charenton bien sur , la clasica par excellence ! comme tous les ans , on a pas envie d'y aller , le ptit bourrelet qui pendouille , la jambe lourde , le souffle court , alors on traine la papatte, mais faut bien se lancer un jour ,parce que Paris c''est dans 2 mois et que ca arrive vite ces conneries !! Et pas question de vendanger Paris , non mais !!
Me voila donc au départ de ce fameux 15 bornes, les foulees charentonnaises , en compagnie de Sylvain/Zabou et de mon carlito !
C'est l'heure du warming comme on dit en F1 , faut chauffer la bete , c'est frisquet ce matin , -4 sur le thermometre de la caisse , j'ai sorti le collant , polaire et une seule paire de gants, eh oui ! nous trottinons donc tranquille avec le Carlos , trop tranquille d'ailleurs , le départ est dans 15 minutes et on se balade tranquille a l'autre bout du bois . sans compter le temps que doit prendre Carlos pour se présenter sous sa plus belle tunique de course !!
on speed , je glisse un coup de main pour l'assistance, on balance le bordel de sac au vestiaire et nous voila déposés comme des fleurs sur la ligne de départ , 2 min avant le coup de pétard ..
Ca part vite ,oulalala je vais en baver , un groupe d'une dizaine de coureurs se dessine rapidement ,je suis le wagon puis décroche rapidement à une 15 aine de metres , je tiens toujours la distance mais au prix d'un effort assez poussif , j'ai la machoire qui craque a force de serrer les dents mais bon, le coeur y est , on a envie de bien faire aujourd'hui, ne pas penser a l'entrainement pourrave sur Ngorongo à 5h45 du mat, pas de vitesse , tant pis , on y va quand meme ,et je garde étrangement le tempo des grands jours 17' au 5 kms , 34'30 aux 10 , me voula rendu 6eme , faut rien lacher , ce sera mon meilleur classement ici , lplus que quelques centaines de metres et arrive enfin la délivrance , que c'est dur mais que c'est bon de s'arracher la poire la dessus !!!
Au final , un bon chrono de 52'20 ( 30 " sous le record 2008) , 6eme / 1068
Sylvain boucle le tracé 2 minutes apres , et carlos en 55'30 .
Du coup ca motive tout ça , on ressort le book 2009 pour planifier de la compet a gogo ... jusqu'au ressenti des premieres courbaturettes ....
November 17 1-19-56 : Contrat rempli à BoulogneCoucou couuuucouuuuu ! (Suisse) !!!
Et oui , me revoila de nouveau meneur d'allure au semi de boulogne . Avec un accueil de la part de Béa habituellement accordé aux kenyans du plateau international , me voila appareillé de ma voile jaune au dos , à voile et a vapeur comme dit le carlos ..
Je mettrais tout de même un tout piti petit bémol cette année sur la régularité de l'horlogerie helvétique . Ca commencait bien , 3'48 sur les deux premiers kilos, puis trompé par mon accélérometre déréglé , je me suis vite embarqué à perdre 2 secondes au kilo , ca partait pourtant bien l'ami , du 15.8 km/h mais l'étalon était faussé . Vite , matelot ,sur le pont , "Terre" à tribord, on met un ptit coup de vis dans le bon sens pour ajuster le tir , et se fixer sur du 16.0 km/h à la Suunto . oulala, je vais avoir mal a la tete, là, le chrono fixé à 3-48 sur un poignet et l'accéléromètre à 16.0 sur l'autre ,c'est cérébral ce semi , si en plus faut lisser les 15/20 secondes de perdues sur les 10 premiers kilos pour arriver tout pil à 1-20 au finish , je vais faire la cure de doliprane passé la ligne d'arrivée !! Calcul savants vous me direz . Je sue comme un rat , c'est le détail mais des Mètres cubes de flotte ruissellent sur le front ,le TShirt NB est trempé !
Je fixe donc maintenant le tempo sur du 3-46 au kilo , histoire de ramener la cavalerie tranquillement vers 1-20 pil poil sans brusquer les chevaux , le plan parfait , premiere moitié un peu en dedans et finish régulièrement accéléré , sans a-coups . Les toboggans sont toujours aussi cassants , je tente de maintenir un rythme assez homogne entre les montées et descentes successives, encourage les suiveurs sur les derniers kilomètres, file un kilo ( au 17) un peu rapide en 3-41 mais le finish se lisse comme prévu ,en 3-46 sur les derniers troncons . bon pour etre franc vu l'état de forme actuelle , c'est pas la balade de printemps ,je force le talent dans les montées et enchaine sur le plat d'un pas légèrement poussif pour faire bonne figure , mais fallait me demander de faire le 1-13 aujourdh'ui ... 200 derniers mètres c'est le moment de la ptite tape dans le dos ou sur le cul " Allez grand , t'es bon sous les 1-20" , j'emmene dans mon sillage les derniers prétendants pour passer sous la barre fatidique , le contrat est rempli , le job est fait . Y'a toujours la grosse apréhenqion pire que sur un marathon ou l'on joure pour sa pomme ,on a pas le droput de se planter la dessus , le ptit bobo impromptu, le lacet qui dévisse , le slip qui gratte où il faut pas , on y a pas droit a tout ca aujourd'hui ...
Plus que 100 metres ! Je récupére quelques chaleureux remerciements de concurrentes qui me finissent pas me lacher , comme une merde, pour boucler leur chrono ; 1-19-56 , c'est encore bon pour cette fois , ne restent plus que quelques secondes de célébrités avec la voile jaune arrimée dans le dos puis le dur retour a l' anonymat me guette . La déchéance de la star échouée sur récif , la dure descente aux enfers me guette ...
Le carlito finit son parcours quelques secondes plus tot en 1-19'36 .
Encore une bien belle experience de courir pour les autres , ca change !!
October 19 "REIMS a Toutes Jambes" comme ils disent : Bon chrono de 2-39-50Et un marathon , un ! un de plus je dirais . Peu préparé à l'événement , j'y allais , faut l'avouer , à reculons , sur ce marathon ... pas de fractionné, quelques sorties matinales, gastro/grippe la semaine derniere , ca s'annonce quan d meme pas super serein tout ça , mais bon ,on va pas faire le pleurnicheuse habituelle . nous nous présentons donc au départ avec Thierry ce matin ,bea suivra l'évènement en polaire . Pas mal de boucles sur le parcours , ca devrait passe assez vite pour notre suiveuse. 4 °C au départ, le soleil de champagne fera monter le mercure à 17 l'apres midi . Le plateau est relev é, comme chauqe annee a Reims . Pour faire vite , c'est le plateau de fruie de mer mais version avec que des morceaux de crabr . t'as pas l'algue dégueulasse qui traouille pour faire consistence dans l'assiete ,que du beau linge . c'est simple t'as la brochette royale des grands jours , ce matin , une vingtaine de kenyans ( record battu en 2-7-53 cette année , pour l'anecdote ) . donc niveau place , on regarde meme pas , le chrono on court pas aptres , reste plus que l'essence meme du plaisir de la course façon coubertin, en essayant de bien faire , quand meme!! Ca part bien , sans forcer , j'accroche rapidement le groupe des filles pour découvrir la présence de Noe , le gars qui finit deuxieme au perruex . il table sur 2-38 . Nous tenons a trois un rythme propre jusqu'au 24 eme kilo pour moi . oula , ami lecteur si je compte bien 42-24 , ca faut quand meme 18 , c'est long 18 bornes de galere . On peut pas encore parler de galere mais la jambe est lourde , manque de rythme , je garde le ton mais le rictus est la, la plenitude legendaire, ce ne sera pas pour aujourdhui . ca sent le marathon a la mimoun , old school , la souffrance du laborieux coureur .. Km 30 je croise thierry qui lachera prise quelques kms plus loin . C'est le moment exact ou je lache noe et son compere, je sens le mauvais plan et décide de lever le pied , un coup de vis supplémentaire et c'est le contre-plaqué qui pete, faut rester a son niveau du jour sinon ca va grincer au 35 . Je fais quelques pauses aux ravitos pour boire avec application les gels sont beins néégociés , la lucidité parfaite mais la jambe est douloureuse, je garde tout de meme un bon rythme , 3-45 / 3-55 max , c'est propre mais que c'est pénible ! les montées de pont sont couteuses , je bataille pour garder le temp o pour arriver aux deux derniers kms ou je prend un grosse claque , avant d'aborder l'ultime montée, j'aurais du mettre les peaux de phoque cousin , la pente est raide et j'ai désagréable l'impression de patauger dans la neige . Terrible , ca avance pas , la derniere ligne droite arrive enfin , tapis vert . c'est fini , je leve les bras pour boucler le tracé en 2-39-50 , un peu avant la seconde feminine , kenyane aussi ... 27 eme / 1100 , avec quand meme 19 kenyans devant !!!! FabdesCyrfab
September 14 SEMI MARATHON DE BOULOGNE BILLANCOURT, 16/11/08 : A vos agendasEh oui , j'y retourne cette année en tant que lièvre, 1h20 a tenir sur les 21 bornes .
En 2007, ce fut une premiere experience pour moi de jouer le lapin de garenne métronome et un réel plaisir . Contrat rempli en 1h19'47 , et des temps de passage digne du coucou suisse . Meme chez Le Pape ou des trucs comme ça , ils vendent pas le matos à 500 € pour faire du temps de passage filé a l"aiguille fine .. ehhe
Donc cette année c'est reparti , objectif tenir le rythme sans ne jamais s'éloigner des 3-4 secondes au kilo par rapport à l'objectif , en avalant l'aspérité , et tenter d'aller aussi vite en descente qu'en montée, la régularité on vous a dit !! Je me baserais sur le chrono bien sur mais également sur l'accéléromètre, ça doit indiquer 15,8 tout le long sur ce bazar.
Une bien belle course a faire,parcours agréable en bordure de scène, où l'on croise les concurrent plus pressés ou plus cool .
Je te le conseille ami coureur , le chrono est jouable la dessus , et a bientôt pour celui qui vise les 1h19'55" ...
Vas surfer la dessus l'ami , hesites pas a t'aventurer, le squale est au bercail :
http://www.boulognebillancourt.com/previous/semi08/semi08.html September 09 VICTOIRE AU SEMI DU PERREUX !!!! La Récidive !ET oui , deuxième victoire d'afilée au semi du Perreux . Une bonne relance après la désillusion UTMB .
C'est parti vite, comme toujours , on passe en 17'25 au 5 kilos ,après j'ai pas filé le coup d'oeil sur la montre de toute la course ,la course tactique , d'attente , à la kenyane comme dirait mon Carlos . On est vite partis a 3 pour se jouer le podium , pas de gros suspens dimanche, les écarts étaient vite placés , le troisième décrochant sur le dernier tour. Il m'avouait apres course valoir 2-14 sur marathon ,et souhaitant ne pa trop forcer pour sa reprise d'entrainement .... bizarre le gars ..
Nous voici donc en ce dernier tour avec le gars de Saint Pathus, a se la jouer façon Keirin, on s'observe, quelques ralentissements pour ensuite accélerer , je garde pourtant l'avantage du Perreux , chaque morceau de bitume je le connais ici ...eheh . nous nous retrouvons alors sur ce dernier kilometre , je le connais bien celui-la, les jambes sont raides de chez raides ( y'a quand meme un morceau de l'UTMB 8 jours avant non mais !!) , mais je visualise bien ce moment fatidique, on veut rien lacher pensant à tous ces efforts pour garder un bon tempo régulier avec le collegue
Ca va se jouer au sprint , le dernier plat est avalé vite fait ,on chaume pas aujourdh'ui, nous sommes toujours cote a cote , ca s'observe , de bons moments tout ca, on ne sait toujours pas qui va lacher l'accélération maléfique , je me retrouve dans la meme position que l'an dernier , toujours rien , les derniers metres approchent , je décide de placer mon coup de turbo magique !!! ca frole les 35/40 km/ h , au bas mot , l'ami , le virage , legere cote , je me retourne 2-3 fois pour juger l'écart , le collegue ne reviendra pas, je profite de ces derniers metres pour lever les bras, et penser a la joie de mon grand pere pour qui cette course vaut largement les JO de Pekin , a domicile !!!
Vient ensuite la ceremonie , faut attendre 18h00 , la coupe et la bise de maire adjointe viennent se greffer au rituel .
Niveau lot c'est pas si mal , le larousse illustré 2009 , sympa de voir des phacocheres, musaraigne , les circuits d'une centrale nucleaire , tout ca ,sans deconner j'aime bien !
niveau chrono , j'annonce un 1-15-45 , pas si crados vu le parcours et sachant que le perreux c'est la course tactique par excellence , les ecarts sont vite creusés , une ou deux cotes plus tard ,on jauge le concurrent , on se met a l'abris , pas trop pour pas l'enerver , pas trop plein vent non plus pour s'user betement, c'est le JO du Val de Marne !!!
FabdesCyrab September 03 UTMB : Encore l'echecEh oui , c'est pas fait pour moi l'ultra , y'a rien a faire , je m'en suis finalement fait une raison .
j'ai fait les 2/3 cette année , la fouly, 108 kms , 21h49 . la cheville n'a pas tenu , une tendinite-express apparemment . aussi vite apparue que repartie.
J'etais aussi fortement pénalisé quelques heures plus tot par mon estomac , pbs digestifs , des nausées terribles entrainant forcément des difficultés pour manger , ca allait pas , mon mal récurent , y'a rien a faire la dessus , je suis pas fait pour dépasser les 7 heures de course , c'est fini ces conneries d'Ultra, on va se contenter d'epreuves de 50/60 kilometres !
Mais ca tenait pas trop mal en calmant le jeu, j'ai dormi 2h30 à 4hoo du mat , a l'arrete Mont Favre , sous une tente à 2500 m d'altitude, pour récuperer, j'étais bien passé mentalement du mode performance au mode finisseur-randonneur, quitte a passer 2 nuits en marchant tranquille , juste pour finir , ca ne me derangeait pas surtout que la forme était plutôt pas mal revenue , la fatigue passée pour l'instant présent.
Mais la cheville n'a pas tenu , 4heures en marchant , avec la cheville douloureuse , il me restait au moins 15-20 heures a faire comme ça , c'etait pas possible . Dommage .
j'etais dans les 60 emes au bout de 6h20 de course, les chapieux, bien lancé , sans forcer, mais apres l'estomac a vrillé , c'était foutu pour la perf .
Mon Bruno finit en 42 heures,au mental . Belle résistance de finisher .
On va voir pour se relancer sur le semi du Perreux ce WE , la jambe risque toutefois d'etre assez lourde ... August 01 6000D 2008 : The texteCa y est , c'est dans les bacs , sans fioritures , le texte brut !
6000 D 27 Juillet 2008
3000+3000=6000 Classe de « Ce2 » . « C‘est bien Fabrice, tu as 10/10, une image pour toi ». Oauih , c’elle avec la girafe , j’aime bien . Calcul élémentaire, vous me direz ! Et bien vous avez raison .C’est pas compliqué la « 6D » comme on dit. 3000 mètres de dénivelé positif enchainés par 3000 de négatif. Ca fait zéro si on additionne bien.. J’y comprend plus rien ; oui mais si ça fait zéro c’est pas si dur que ça comme course. Sur le canard, ils nous font avaler que c’est du dénivelé extrême, bidon, « 0 » sur le papier, c’est tout ce que je vois ! Bon, il commence bien ce texte … 18h05. Noisy le Grand, devant la station « Total », on y revient pas par hasard, normal, le rendez-vous est donné ici, Bruno parcours en diagonale un « Sport et Vie » hors série sur le Tennis, ça s’invente pas !! Beau soleil, 26°C. David a 5 minutes de retard .Eh eh eh. Pour tout vous dire, ce WE aura été une véritable révélation pour moi, une sorte de parcours initiatique, une nouvelle vision du monde. Mais si, il existe, il est bien réel celui qui traine encore plus que moi !!!! David, merci, je me sens moins seul à présent. Bah oui, d’habitude, c’est toujours moi le dernier. Le Cyr et le Bruno en font l‘expérience régulièrement, le gars qui prépare son sac de course pendant 1h00 le soir et autant le matin alors que les autres mettent 20 minutes max, c’est qui ?? Moi ! Le gars qui passent 3 plombes à choisir un T shirt chez Intersport , c’est qui ? Encore Moi. Sauf que là, j’ai trouvé mon maître … notre ami David ! Mais que ça fait du bien de ne plus passer pour le gars qui prend toujours un peu trop son temps !!! eheheh Bon revenons à l’ambiance de course, c’est bien pour çà que l’on est ici quand même. La nuit du Vendredi sera l’occasion de faire une halte au Formule 1 de Lyon saint Priest et son pt’it Dej’ à 1 € . Les bons plans de tonton Fab , ça s’appelle, y’a le sticker sur la vitrine à coté du « Ptit futé » ! « Y’a plus de pain, Ya plus de pain » s’écrit David , il doit être 6h45 , pas plus , il en profite pour nous balancer un polochon pleine face . Réveil mouvementé vous me direz ! Ne captant rien à la situation, nous prenons la direction du Ptit dej. 7h00 ! Mais il est 7h00, et puis il y en a du pain !!! Le David, il a dû faire un cauchemar mettant en scène une baguette géante, le plan façon « 4 ème dimension » , avec un gros pain de campagne denté à souhaits . Enfin , on se régla bien , 1€ c’est la promo de l’été quand même , on doit rentabiliser le plan à 900% , demain on court sérieux , faut charger en glucose .. Nous prenons ensuite la route vers Bourg Saint Maurice, il doit nous rester 2h00 de route . Albertville, STOP !!!! nous passons tout près de l’Intersport , ca vaut le coup de filer un coup d’œil . Nous en sortirons 5 heures plus tard. J’exagère, une bonne heure, on va dire ... David a essayé tout le magasin, j’ai moi-même hésité sur quelques matos sans rien prendre ( !!!) et Bruno est reparti avec une couverture de survie à 2.90€ .La Tableau est dressé , chaque protagoniste est fidèle à sa réputation. Bon c’est quoi ce texte ?? J’imagine le gars qui a fouiné sur Google pour trouver un texte sur la 6D et qui tombe sur ce truc avec analyse psychiatrique, psychologique, tout ce qu’on veut !! Déçu le bonhomme ! « Qu’est j’en ai a faire de tout ça, je veux du dénivelé, de la sueur, du suspens !! » T’en aura mon pote. Patience. Bourg Saint Maurice, 10h30, c’est jour de marché, nous arpentons la rue commerçante en ce beau samedi matin, la foule est dense, le soleil nous tanne sournoisement le cuir. On se croirait à la « Rue Montgallet » du saucisson et du claclos . Y ‘en a de partout, un étalage sur deux proposant ces spécialités locales. 29€ le kilo pour la noix de jambon, 36 par là. Et apparemment 17 à la coopérative … Bon là le lecteur, il s’est vraiment barré à mon avis, il croit qu’il s’est trompé sur sa recherche « Google » : « 6000 dés » ; « Six mille D » ; « Suisse mille bééééé » « Je comprend pas, je tape bien ce qu’il faut et je tombe sur un mec qui me raconte son marché, qu’est j’en ai a fou… du prix du jambon !!!! RHHHH . Je vais rechercher des textes sur les Templiers du coup ! « Arghhh, je tombe encore sur ce mec là qui parle de bananes …. !!!!! , c’est pas vrai , c’est quoi ces Cyrfab ????» Aller on accélère , après une pause restauration ( pasta pour varier ..) , nous nous prenons la direction des Chapieux pour entamer une ptite rando sympa jusqu’au refuge du Bonhomme, ça va nous faire 2h00 pas plus au jugé , un bon repérage pour un tracé que nous emprunterons à la frontale , vers 3h00 du mat , lors de l’UTMB ... Sac à dos, barres, tout y est , c’est parti . Au bout de 30 min de montée, David coupe son effort, net, il nous laisse filer vers le col pour aller roupiller dans la Passat. Nous continuons notre route avec Bruno et arrivons au bout de 1000 m de D+ ( 5kilos ) en 1h00, un ratio habituel en rando . Le temps se couvre, le coupe-vent est vite enfilé, un rapide coup d’œil sur le panorama et la descente est vite amorcée. La menace orageuse est bien présente et une grosse nappe de frais brouillard s’abat sur le sommet. Nous descendons donc à bon rythme sans forcer, Bruno s’amusant à expérimenter des raccourcis en coupant le sentier et en appréciant le temps que nous mettons pour rejoindre nos chemins. Il est prêt pour couper sec sur l’UTMB !! Sacré renard celui-là. 1h53 après notre départ, nous retrouvons David somnolant dans le break , un bouquin endurance à la main , aux titres évocateurs : « Comment descendre en Trail » ou « comment réussir son premier trail » . La pluie s’abat sur La vallée quelques minutes plus tard, il était temps de rentrer !! Direction le gite de la « Thuile » (ça s’invente pas !!) pour une douche express et il est déjà temps d’aller récupérer les dossards à Bellecôte ( Ric-Rac à 10 min près ..) . La Pasta se déroule à Plagne centre, nous patientons quelques minutes au frais avant de déguster le traditionnel repas du guerrier et de trouver ensuite couchage au gîte. 5h54 : Réveil des troupes, Gatosport avalé, café englouti, nous prenons la direction du plan d’eau de Macot où se situe le départ ( 694 m d’altitude). Enfin !!!! Une page et demi pour arriver au départ de la course …. Le temps est magnifique, comme toujours, un filet de brume caresse tendrement le plan d’eau (que c’est beau, snif). 760 trailers prendront le départ ce matin. Nous nous plaçons pas trop mal, ni trop prés des cadors ni trop loin . 8h00 pétante, le coup de feu est donné ! « Bonne course les gars » ! Ca file rapide sur cette première partie du tracé, 3 kms en légère descente sur la piste cyclable, le long de l’Isère, « l’accéléro » indique du 15-16 km/h, c’est bon, on fait sa place gentiment, sans se cramer, on aura tout le temps nécessaire par la suite pour faire son trou. La première montée s’amorce au bout de 4-5 kilos, un sentier sinueux, les dépassements sont difficiles, ça court encore un peu mais je prends le temps de marcher, il faut réguler l’effort en ce début de course. Je transpire comme un rat, pas moyen de limiter la sudation, c’est impressionnant ! Chaque année ça me fait le même coup. Faut limiter les pertes hydriques, une ptite gorgée toute les 5 minutes sera nécessaire pour compenser tout ça. La montée est régulière et raide, il est quasi impensable de courir pour un gars comme moi, je file les mains sur les cuises et Corinne Favre, mon lièvre du jour, la première féminine prend déjà le large . La monté se fait « au train » et c’est en 1h28 que j’atteins la station de Aime 2000. Le mercure commence à monter sérieusement, la vue sur le Mont blanc est magnifique. Premier contrôle, je dois être dans les 50 , classique place sur mes dernières éditions . Une rapide descente s’amorce et 5 minutes plus tard nous voici à Plagne Centre, un coup de flotte , deux trois tranches de pain d’épice et je file , direction la « Roche de Mio » et ses 2700 mètres d’altitude . Certains passages se trottinent, c’est le moment ou je croise Jean Marc, 2 ème du « Beaufortain » 2006, une vieille connaissance, il a pas de jambes me dit-il .Pas pratique pour un trailer. Le Lac des blanchets approche, j’ai la patate des grands jours, y’a pas à dire, le ventre me laisse pour l’instant tranquille (normal c’est la montée..), la jambe est plutôt mollasse mais la lucidité reste exemplaire, un pierrier, et nous voici sur la montée de la « Mio ». La déception est au rendez-vous, le passage dantesque avec escalade à 4 pattes a été coupé, nous devons emprunter le grand lacet. « Roche Mio » , 2H26 de course. Quelle ambiance, la foule en délire nous acclame, nous sommes identifiés par nos prénoms (inscrits sur les dossards) .Yes, la descente vers le col de la Chiaupe approche ! Un régal, de grands virages nous emmènent jusqu’au pied du glacier. Ah ça je le connais parcours, ma course fétiche je vous dîs, 5 ème édition pour le « Fab des Cyrfab ». C’est à ce moment précis que je rejoins Corinne dans la descente roulante nous menant à la Chiaupe . « Col de la Chiaupe » , 2H37 de course. Nous allons maintenant effectuer une boucle en montant à 3050 mètres, ce sera le point culminant du tracé pour attaquer la quasi descente vers Macot . J’en profite pour remplir les batteries, première ( et unique) mise à niveau du Camel : Je galère comme un malade pour glisser mon sachet d’hydrixir dans la poche à eau , c’est pas possible ,ça me rappelle ma transition natation/vélo au tri découverte de Quiberon , le gars il se bat 2 minutes sur la plage avec sa combi , l’attraction du jour !! Corinne en profite pour filer vers le glacier, je suis de près mais ne parviens pas à revenir à son niveau. Le parcours est vraiment crados, y’a pas réellement de sentier, on se débrouille comme on peut, quelques éboulis inquiètent à raison les poursuivants, ce n’est pas vraiment rassurant, nous progressons parfois à 4 pattes (enfin !!). La pente est raide, vraiment raide, le sol glissant, le caillou sournois, mais la forme est toujours de mise, on attaque alors la montée finale du glacier après un léger ravitaillement en eau et.. Pepsi Light !!!! Bah alors, à la montagne aussi y’a du light, y’en a pas que pour les parigots !! Jamais vu ça, du Cola Light sur un course, on va bientôt trouver du Slim Fast ou quoi ? Quelques passages de névés agrémentent le parcours, ca glisse cette saloperie !! J’atteins le sommet au bout de 3h18 de course, une grosse descente de bargeot nous attend avant de rejoindre la « Chiaupe » et boucler la boucle. C’est pas compliqué cette affaire, un gros pierrier se présente à nous, y’a pas vraiment de sentier, faut faire sa trace à la machette. Quelques points de peinture ornant les pierres indiquent la direction à prendre, un conseil, rien de plus, chacun gère son tracé comme il l’entend. Je vois filer Corinne et un réunionnais, ils ne sont pas si loin et font le choix de glisser sur la neige, je contourne la glissade pour crapahuter sur le pierrier, un peu plus long mais tellement moins emmerdant à dévaler. Le sentier commence à reprendre un visage plus classique, nous croisons alors avec Corinne quelques concurrents entamant leur montée. C’est pas le bon plan de passer avec la nénette, y’en a que pour elle : « Allez Corinne, c’est bien » « Vas-y Corinne » !! J’aurais alors passé 56 minutes pour boucler le tour du Glacier dont un quart d’heure pour le descendre. Col de la Chiaupe (Deuxième !!), 3h33 de course : Le ravitaillement est vite négocié, le camel est plein. J’ai tellement galéré à l’aller pour le remplir ... Nous entamons alors la belle descente vers le Caroley . Ca roule tout seul là-dessus ! Un beau sentier comme on aime, roulant puis technique à souhait, le but étant de gérer au mieux les petits raccourcis déjà tracés pour emprunter la bonne trajectoire. J’ai de la jambe, faut pas se mentir, mais la zone ventrale, on a va dire, me fait quelques misères. J’ai trouvé le bon stratagème pour limiter la casse, ça va vous faire marrer : je suis obligé de vider totalement les bronches avant d’avaler une gorgée d’hydrixir. Ok je sais, je ne bois pas avec le bronches, mais bon, la prise de boissons est favorisée avec cette petite ribouldingue, je ne cherche pas à comprendre. Le sentier technique est derrière nous, je viens de passer le réunionnais, j’enquille un bon tempo sur le balcon, assez roulant, des passages bien agréable quand la foulée répond. Nous y voila donc à cette ultime véritable montée, la montée vers l’Arpette !! Elle est tant redoutée, à juste titre. Pas si longue mais bien raide, à l’abri du vent, orientée plein cagnard. J’y passe vers midi, ça cogne sec. Je monte tranquillement, d’un rythme régulier, sans à-coups, ça se passe pas trop mal, j’arrive à enchainer une foulée sympa sur les parties plates, et rattrape même un gars sur le dernier raidillon. Il est aux fraises le triathlete, me demande quelques infos sur la fin de parcours. Nous voici donc face à cette belle descente menant à Belle Plagne . J’embraye sur la foulée du collègue, piste rouge ou verte, ça avance pas mal , nous rejoignons rapidement Belle Plagne, et voici encore deux concurrents de passés avant d’entrer en station. Quelle ambiance !! Façon tour de France, le camping Car sur le bas coté depuis la veille, réchaud butagaz dernier cri, le jaune au frais, la chtite olive qui pique , la parabole sur le toit pour écouter tonton Jaja , tout y est . Le ravito est là, encaissé entre les immeubles, ça résonne, nous voici revigorés avant d’attaquer la rapide descente vers BelleCôte , dernier point de passage . Et merdouille, filant un peu vite, je perd une nouvelle fois mon « accéléro » , 90$ aux US le truc , faut rebrousser chemin pour récupérer la techno ! Je le trouve sans peine entre deux cailloux et rejoins mes compères de l’instant pour un rapide ravitaillement en eau à Bellecote , 4h30 de course . Le Camel devrait suffire pour finir, il n’aura été rempli qu’une seule fois à la Chiaupe . Pas mal mon sac à la Olmo , trafiqué à la mano, le bon compromis .Il aura certainement son ticket pour l’UTMB celui-là . La foule est aussi fournie sur cette station, nous repartons tous les trois pour attaquer cette fameuse descente vers Macôt . Enfin une descente, c’est vite dit, je connais le tracé, cousin, j’ai souvenir de deux-trois raidillons et de 2-3 kilos de plats où une foulée propre pourra faire la différence … Il commence à faire vraiment chaud, nous allons encore prendre quelques degrés au fur et à mesure de la descente. J’attaque dès le départ, le ventre réagit moyennement bien avec l’apparition d’un pénible point de coté mais la canne est bien là, aucune douleur sur la viande, liée à la descente, la lucidité est totale, le ravito bien géré, ya de quoi faire un beau finish aujourd’hui. Je quitte alors mon compère du jour en attaquant au premier coup de D+, enchainé par un morceau de plat. Il doit y avoir 2-3 kilos bien roulants, je regarde le Suunto , ça frise le 14-16 Km/h, de bonnes sensations de marathonien apparaissent alors, désolé , on ne se refait pas !! J’enquille du bon gros tempo, bien propre, avec cette impression de bien gérer la course , sans la subir. Le dénivelé négatif commence à prendre place, les plats sont terminés, on file au dessert direct, la profiterole, sans chantilly s’il vous plait. On va maintenant réellement faire chauffer la mécanique maintenant, on active le rythme, des grosses pelletées de charbon viennent alimenter la chaudière. « Tchout Tchout !!!! Tous en salle des machines, il nous faut des bras ( euhh des jambes !!) ». Le passage en sous-bois est un vrai régal, les virages serrés, faut tout donner maintenant, il doit rester dans les 20 minutes de course, y’a plus personne dans le retro. Je n’aperçois plus personne .Devant non plus, d’ailleurs. Le sentier devient de plus en plus raide à l’approche du village de Sangot . Le tracé coupe régulièrement la route bitumée, nous empruntons une sorte de cour d’eau, la running de route dérape un peu mais elle a de nouveau bien rempli son taff aujourd’hui. Les cuisses chauffent pas mal quand même, sans toutefois donner l’impression du carnage musculaire ; Ca tient le coup, le speaker se fait enfin entendre, il doit nous rester 2 kilos, pas plus, j’aperçois au loin deux concurrents, ce sera trop juste pour revenir à leur hauteur. Je glisse alors tranquillement sur la route bitumée nous menant au plan d’eau , ça y est , nous y sommes, ce demi tour de lac sur la pelouse bien tendre , du touriste à gogo venu se dorer le nombril , le cornet de « Extrême Vanille-Chocolaté » à la main , l’accueil est chaleureux en ce beau dimanche, j’attaque les derniers mètres , la levée de bras est automatique , l’instinct du trailer qui a toujours m’impression d’être arrivé premier , l’arrivée étant toujours une chère récompense ! Mais je vous le dis que les trailers sont des poètes !! Il m’aura donc fallu 5h17’52 pour boucler ce parcours, dont 48 minutes pour dévaler de Bellecote sur 1500 mètres de D- . Je finis 15eme au scratch. Il est maintenant venu le temps de glisser dans le plan d’eau, en slip ! Ca rafraichit. Apres une efficace séance de massage, je croise David et Bruno qui ont bouclés leur tour en 6h15 pour se placer dans le top 100. Le parcours était annoncé plus long que sur les éditions précédentes, d’où le chrono pas si extraordinaire (faut compter apparemment 10 minutes de bonus). Nick Sharp boucle le tracé en 4h41.
STATS :
· Chrono : 5h17’52 · Place : 15 ème / 668 · Premier : Nick Sharp , 4h41 · Bruno : 90 ème , 6h16 · David : 87 ème , 6h14
July 28 6000D : Grosse Perf !!!! 15 eme !!Oulala , ca vaut le jubilé cette 6000D ! David et Bruno en 6h14 et 6h18 , 87 et 90 emes Le ptit texte classique prochainement dans vos musettes ...
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